La mobilisation syndicale du 1er mai a rassemblé près d'un millier de personnes à Sète, ce vendredi. Journée de solidarité, de lutte et de conquêtes sociales pour les syndicats, le 1er Mai a donné lieu à un important rassemblement à la mi-journée. Après un rendez-vous place de l'hôtel de ville, un cortège d'environ un millier de personnes s'est élancé en centre-ville pour rejoindre la Bourse du travail.
Un cortège intersyndical et des revendications variées
En tête de cortège, on retrouvait les représentants de l'intersyndicale : la CGT Sète bassin de Thau, la CFDT et la Fédération syndicale unitaire (FSU). Le long ruban rouge a donné lieu à une convergence des luttes. Au premier rang, les fermetures de classes et suppressions de postes dans l'enseignement à Sète, notamment dans le premier degré. Si l'école maternelle Michelet a sauvé sa classe, les écoles Arago et Renaissance restent menacées.
D'autres citoyens manifestaient leur opposition au projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan, avec des slogans comme « LGV : le grand vandalisme » ou « Touchez pas à Issanka ». Les hospitaliers ont également fait entendre leur voix.
Défense du 1er mai chômé
Les syndicats ont affiché leur détermination à défendre un 1er mai « obligatoirement chômé », alors qu'une dérogation pour les boulangeries et fleuristes était débattue. Un projet de loi a été présenté en Conseil des ministres pour autoriser le travail volontaire dans ces secteurs. L'intersyndicale a dénoncé une illusion : « Le volontariat est le plus souvent une illusion du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail », a déclaré Stéphane Audebeau, secrétaire académique du Snes-FSU.
Salaires, pouvoir d'achat et extrême droite
La défense de la retraite à 60 ans, la juste rémunération, l'alignement des salaires sur l'inflation, l'augmentation du Smic, la revalorisation du point d'indice et des pensions, l'égalité salariale entre femmes et hommes, et la régulation du prix des carburants étaient au cœur des discours. L'intersyndicale alerte aussi sur les risques d'arrivée au pouvoir de l'extrême droite et appelle à l'arrêt des guerres pour une paix juste et durable, citant l'Ukraine, l'Iran, le Liban, la Palestine et le Soudan.



