Alors que quelques grands groupes français, comme Renault ou Air Liquide, ont déjà adopté la 5G, l'industrie française dans son ensemble reste en retard dans ce domaine, selon une étude publiée mercredi 8 juillet par le cabinet de conseil Wavestone et l'opérateur Orange.
Un taux d'adoption faible
Seuls 12% des industriels français ont déployé la 5G sur leurs sites, révèle l'enquête menée auprès de 300 entreprises. Un chiffre qui stagne par rapport à l'année précédente. "C'est un constat préoccupant", estime Jean-Pierre Lemaire, directeur des activités industrielles chez Wavestone. "La 5G est pourtant un levier clé pour la compétitivité et la souveraineté industrielle."
Les freins identifiés
Plusieurs obstacles expliquent cette frilosité. Le coût des équipements et de la mise en œuvre est cité par 45% des entreprises interrogées. Viennent ensuite le manque de compétences internes (38%) et les incertitudes réglementaires (22%). "Les industriels ont besoin de visibilité et d'accompagnement pour franchir le pas", souligne Stéphane Richard, PDG d'Orange.
Des secteurs inégaux
L'automobile et l'aéronautique sont en tête de l'adoption, avec respectivement 28% et 24% de déploiement. À l'inverse, l'agroalimentaire et le textile n'atteignent que 5%. Cette disparité reflète les besoins variables en connectivité et en automatisation.
Des bénéfices concrets
Pourtant, les entreprises ayant adopté la 5G constatent des gains significatifs : 30% d'amélioration de la productivité en moyenne, selon l'étude. "La 5G permet une maintenance prédictive, une meilleure gestion des flux et une réduction des temps d'arrêt", détaille Jean-Pierre Lemaire.
Un appel à l'action
Face à ce retard, les auteurs de l'étude appellent à une mobilisation collective. "Il faut des incitations financières, des formations et une simplification réglementaire", plaide Stéphane Richard. "L'enjeu est de taille : ne pas rater le virage de l'industrie 4.0."



