La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, en représailles aux frappes américaines, provoque une onde de choc dans le secteur agricole américain. Les agriculteurs, déjà éprouvés par les droits de douane chinois, voient leurs exportations de blé et de maïs s'effondrer. « Cette guerre arrive au pire moment », déplore un producteur de l'Iowa.
Un coup dur pour les exportations
Le détroit d'Ormuz est une voie de transit essentielle pour le pétrole, mais aussi pour les céréales. Environ 20 % du blé américain destiné à l'exportation transite par cette zone. Avec la fermeture, les navires doivent contourner l'Afrique, ce qui allonge les délais et augmente les coûts. Les contrats sont annulés, les stocks s'accumulent.
Des agriculteurs pris en tenaille
Les agriculteurs américains subissent de plein fouet les conséquences de la politique étrangère. « Nous sommes les dindons de la farce », confie un fermier du Kansas. Les prix du blé ont chuté de 15 % en une semaine, tandis que le maïs perd 10 %. Les syndicats agricoles demandent des aides d'urgence au gouvernement.
- Baisse des prix du blé : -15 %
- Baisse des prix du maïs : -10 %
- Augmentation des coûts de transport : +30 %
La situation est d'autant plus critique que les agriculteurs sortent à peine d'une période de tensions commerciales avec la Chine. Les droits de douane imposés par Pékin avaient déjà réduit les exportations de soja de 40 %. Aujourd'hui, c'est tout le secteur céréalier qui est menacé.
Des conséquences mondiales
La crise du détroit d'Ormuz ne touche pas que les États-Unis. Les pays importateurs, comme l'Égypte ou le Japon, cherchent des fournisseurs alternatifs. L'Union européenne envisage d'augmenter ses achats de blé russe. Mais pour les agriculteurs américains, l'heure est à l'inquiétude. « Si cela dure, beaucoup devront mettre la clé sous la porte », prévient un expert.
Le gouvernement américain promet des mesures de soutien, mais les agriculteurs restent sceptiques. « Les promesses, on connaît », soupire un producteur de l'Illinois. En attendant, les champs de blé et de maïs s'étendent à perte de vue, mais les récoltes risquent de pourrir sur pied.



