Agen : Un nouveau chapitre pour le Café de la Place avec Valérie et Yannick
Au cœur du centre-ville d'Agen, sur la place des Laitiers, le Café de la Place entame une nouvelle ère sous la direction de Valérie Puyjalinet, 53 ans, et Yannick Ghibaudo, 54 ans. Ces deux commerçants expérimentés ont repris cet établissement emblématique avec l'ambition de perpétuer l'esprit authentique du bistrot de quartier.
Une reprise rapide et naturelle
L'aventure a débuté de manière inattendue. Yannick Ghibaudo, qui envisageait cette reconversion avant sa retraite, a saisi l'opportunité lorsque l'ancien propriétaire, un ami, a décidé de vendre. « C'est un concours de circonstances », confie-t-il. En l'espace d'un mois, la décision était prise : « Au mois d'août, on ne le savait pas, et en septembre on achetait ».
Leur parcours professionnel les a naturellement conduits vers cette reprise. Yannick a consacré 37 ans à la quincaillerie familiale Ghibaudo, tandis que Valérie, après treize ans dans l'hôtellerie-restauration, tenait une boutique de vêtements dont l'activité ralentissait. « Je ne m'ennuie pas dans ce métier », souligne-t-elle avec un sourire, évoquant son retour aux sources.
Préserver l'âme du lieu
Dès 7h30, les tables se remplissent d'une clientèle fidèle d'une vingtaine d'habitués. « La clientèle est très sympa », note Yannick. Leur priorité est claire : conserver l'atmosphère chaleureuse qui a fait la réputation du café. « La dynamique, elle est déjà là. On n'a pas l'intention de bouleverser les choses. C'est un peu le bistrot à l'ancienne où les gens se retrouvent ».
Cette dimension familiale s'étend également à l'équipe, avec Lino, le fils de Yannick, qui travaille derrière le comptoir. Les dimanches, après le marché, l'ambiance devient particulièrement conviviale, avec des clients qui viennent « boire un vin blanc et manger des huîtres ».
Un emplacement stratégique et un accueil chaleureux
Avec sa grande terrasse et son emplacement privilégié, le Café de la Place reste un point de passage incontournable dans le centre-ville d'Agen. Mais au-delà de la situation géographique, c'est l'accueil qui fait la différence. Yannick, décrit comme ayant « le contact facile », multiplie les sourires et les blagues, déterminé à animer un vrai troquet de quartier ouvert sept jours sur sept.
Valérie souligne également le lien sentimental avec l'ancien propriétaire : « L'ancien propriétaire était mon patron quand j'ai commencé le métier. Mais jamais on n'aurait pensé qu'un jour, on lui rachèterait son affaire ». Cette reprise représente ainsi une continuité respectueuse de l'histoire des lieux.



