Olivia Rodrigo : la robe babydoll, de l'enfantillage à l'émancipation
Olivia Rodrigo : la robe babydoll en débat

Encore une fois, une femme ne peut pas s’habiller comme elle le souhaite. Olivia Rodrigo a fait de la robe babydoll son uniforme officieux pour la sortie de son nouvel album. Elle a changé de style pour se tourner vers des robes courtes roses ou fleuries, grosses culottes bouffantes et souvent une paire de Doc Martens ou Mary Janes pour contraster.

Une esthétique controversée

L’esthétique ultra-féminine, presque « petite fille », de la star de 23 ans pour l’ère de son nouvel album You Seem Pretty Sad for a Girl So in Love a déclenché une véritable tempête sur les réseaux sociaux. Pour certains, elle infantiliserait son image et sexualiserait la petite fille.

Courtney Love à la rescousse

Pourtant, la robe babydoll n’est pas née hier. En 1956, le cinéaste américain Elia Kazan adapte Tennessee Williams au cinéma avec le film Baby Doll. Dans le film, l’actrice Carroll Baker incarne une jeune femme de 19 ans contrainte d’épouser un homme plus âgé. Elle porte une chemise de nuit courte et ample, dort dans un berceau, suce son pouce. Dans les années 1990 par le mouvement « kinderwhore » et les riot girls (Courtney Love, Kat Bjelland de Babes in Toyland). L’idée ? Porter des vêtements d’apparence sage de façon « grunge » pour montrer une sorte de féminité retrouvée et décomplexée. Olivia Rodrigo, elle, propose une version plus polie, vintage et stylisée.

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Courtney Love a du prendre la défense d’Olivia Rodrigo sur Instagram. Elle a republié des messages de soutien comme « Vous m’arracherez ma robe babydoll de mes mains froides et mortes. » La chanteuse avait subi exactement les mêmes attaques en 1994. À son époque, un critique britannique décrivait son style de façon très violente et sexualisée. On leur reproche avec ces tenues de se faire passer pour des enfants et de valider les fantasmes pédocriminels. Sauf qu’une robe rose à fleurs n’a jamais défini la valeur d’une artiste. Elle révèle surtout les obsessions de ceux qui la regardent.

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