Kévin, 28 ans, charcutier-traiteur : « Je ne me verse pas de salaire »
Kévin, 28 ans, charcutier-traiteur : sans salaire

Kévin, 28 ans, est charcutier-traiteur. Depuis qu'il a lancé son activité, il ne se verse pas de salaire. « Je suis happé par mon travail, je n'ai pas le temps de me poser de questions », confie-t-il. Son quotidien est rythmé par des journées de travail de douze à quatorze heures, six jours sur sept. Il gère seul sa production, ses commandes, et sa comptabilité.

Un choix par passion

Après un CAP et une mention complémentaire, Kévin a travaillé plusieurs années en tant que salarié avant de se lancer à son compte. « Je voulais être libre de mes horaires, de mes choix », explique-t-il. Mais la réalité est tout autre. Aujourd'hui, il travaille plus qu'avant, sans pouvoir se rémunérer. « Les premiers mois, j'ai dû investir dans du matériel, un local. L'argent part vite », ajoute-t-il.

Des difficultés financières

Kévin vit avec le minimum. Il ne peut pas se verser de salaire fixe. « Je prends juste de quoi payer mes charges, mon loyer, et manger. Le reste est réinvesti dans l'entreprise », dit-il. Il reconnaît que cette situation est difficile, mais il garde espoir. « D'ici un an, j'espère pouvoir me dégager un salaire correct. Il faut être patient dans ce métier. »

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Le jeune artisan ne regrette pas son choix malgré les difficultés. « J'aime mon métier. Voir mes clients satisfaits, ça n'a pas de prix. » Il conseille aux jeunes qui voudraient se lancer de bien préparer leur projet et de ne pas sous-estimer les contraintes.

Un métier exigeant

La charcuterie-traiteur est un métier exigeant, surtout quand on est seul. Kévin doit tout gérer : les achats, la production, la vente, la communication. « Je n'ai pas de week-end, pas de vacances. Mais je ne me plains pas, c'est moi qui ai choisi », dit-il avec pragmatisme. Il espère pouvoir embaucher un jour pour se dégager du temps.

En attendant, il continue de travailler sans relâche, avec l'espoir que son entreprise devienne rentable. « Je suis jeune, j'ai de l'énergie. Je verrai dans quelques années. »

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