Une joaillière bayonnaise mise à l'honneur au Japon pour son savoir-faire basque
Joaillière bayonnaise honorée au Japon pour son art basque

Une reconnaissance japonaise pour le bijou basque revisité

Une belle surprise attend Catherine Ithurbide, la joaillière bayonnaise fondatrice de la marque Lorea. Les prestigieux grands magasins Hankyu, équivalent japonais des Galeries Lafayette, ont décidé de mettre en lumière son savoir-faire exceptionnel lors d'un salon consacré à « l'art de vivre à la française » qui se tiendra au mois de mars.

Une invitation inattendue pour présenter son métier

« Je pensais simplement envoyer quelques-unes de mes créations mais les organisateurs m'ont appelée pour que je vienne, en personne, parler de mon métier », confie avec émotion Catherine Ithurbide. Cette reconnaissance internationale représente une consécration pour cette créatrice qui, depuis onze ans, insuffle un vent de nouveauté dans l'univers traditionnel du bijou basque.

Formée à l'Institut américain de gemmologie de Carlsbad en Californie, la designer partagera cet honneur avec d'autres artisans emblématiques du Pays basque :

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  • La maison de gourmandises luzienne Maison Pariès
  • Le charcutier salaisonnier Pierre Oteiza de la vallée des Aldudes

Une passion familiale pour les pierres précieuses

Petite-fille et nièce de joaillier, Catherine Ithurbide a baigné dès l'enfance dans l'univers des pierres précieuses. Elle se souvient avec nostalgie des longues heures passées dans la bijouterie familiale : « Avant même la conception du bijou, c'est ce moment bien précis où l'on découvre toute la beauté de la pierre qui m'a fasciné, dès le départ ».

Malgré des études initiales en sciences économiques, sa vocation pour la gemmologie - l'art de reconnaître et d'identifier les pierres précieuses - s'est imposée comme une évidence. Son diplôme du GIA en poche, elle a multiplié les expériences comme responsable d'atelier avant de créer sa propre marque.

Une approche féminine du bijou basque traditionnel

Installée au Pays basque après ses études, Catherine Ithurbide a été immédiatement séduite par la culture locale. « Le bijou basque n'a longtemps été qu'une affaire d'hommes. J'ai eu le sentiment que les femmes pouvaient amener une approche différente, plus fine, plus légère », explique-t-elle.

Sa marque Lorea reprend avec sensibilité les symboles traditionnels basques :

  1. Le lauburu, la croix basque en euskara
  2. L'eguzki lore, la fleur du soleil qui désigne la Carlina acaulis, un chardon sylvestre traditionnellement accroché aux portes des maisons

Un atelier moderne au service de la tradition

Depuis son atelier de la rue Jacques-Lafitte au cœur du Petit Bayonne, Catherine Ithurbide a progressivement équipé son espace de création avec des technologies modernes :

  • Une imprimante laser
  • Un poste de découpe et de gravure

Spécialisée dans la création de bijoux sur-mesure et la transformation de bijoux anciens, la joaillière souligne : « Chaque pièce porte en elle une histoire de transmission. Cela me touche énormément ». De son lancement en solitaire, Lorea emploie aujourd'hui six salariés, témoignant du succès de cette entreprise artisanale.

Ce voyage au Japon représente donc bien plus qu'une simple exposition commerciale. C'est la reconnaissance internationale d'un savoir-faire unique qui allie tradition basque, innovation technique et sensibilité féminine, porté par une passionnée dont la carrière démontre que les vocations artistiques finissent toujours par s'imposer.

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