Foire de Barjac : Dès l'aube, la chasse aux trésors bat son plein !
La 104e édition de la foire de Barjac a fait son retour ce jeudi 2 avril, marquant le début d'une journée intense dédiée à la brocante et aux antiquités. Dès 9 heures, les ruelles du village s'animent sous les platanes encore à moitié endormis, où chineurs et exposants s'activent dans une ambiance de joyeux désordre.
Une ambiance électrique dès les premières heures
Le déballage commence à peine, mais déjà, les visiteurs arpentent les stands en construction, à l'affût de la bonne affaire. Les camions avancent difficilement, coincés entre les étals et la foule grandissante. « Les gens attendent autour des camions, ils veulent acheter avant », explique un organisateur, soulignant la tension particulière qui règne ce matin-là. Certains chineurs viennent de loin, parfois de l'étranger, avec une idée précise en tête : ne pas laisser passer le trésor caché dans une caisse encore fermée.
Un rendez-vous incontournable pour les passionnés
Organisée depuis plus de cinquante ans, la foire de Barjac rassemble entre 300 et 350 exposants, attirant environ 1 000 visiteurs sur la journée. Maximilien Raoux, l'un des organisateurs, confie : « Au-delà des chiffres, c'est une ambiance. Il y a plein de tensions le matin, c'est presque rituel. » Beaucoup sont des habitués, fidèles depuis vingt ans parfois, formant une communauté qui se connaît et perpétue l'esprit de l'événement.
Des exposants dévoués et passionnés
Au stand 49, Stéphane Inard, spécialiste du mobilier du XXe siècle, court partout pour installer ses pièces. « C'est très bien, le soleil brille… que rien ne change ! », lance-t-il avec enthousiasme. Plus loin, Porcel, venu de Barcelone avec sa femme, cherche des poupées, affirmant : « Pour moi, les poupées, c'est la France. » Il fait le déplacement depuis dix ans sans jamais manquer le rendez-vous.
À 9 heures, Cleryl d'Avignon était déjà sur le point de départ, expliquant : « Je viens pour chiner des trésors, des choses différentes. » Il montre fièrement une gamelle transformée en luminaire, illustrant comment l'ordinaire devient facilement insolite ici.
Les défis de l'installation
Une demi-heure plus tard, certains exposants n'ont pas encore fini de déballer. Noé, brocanteur généraliste, s'affaire autour de ses caisses : « Ça se passe bien, mais c'est toujours un peu sportif le premier jour pour l'installation. » Ancien acheteur, il a franchi le pas il y a deux ans pour vendre à son tour, ajoutant : « Je me suis dit : pourquoi pas moi aussi vendre. »
Entre le vent, le soleil et l'effervescence, la matinée file vite. Dans ce désordre organisé, chacun a déjà commencé sa chasse aux trésors, perpétuant la tradition vivante de la foire de Barjac.



