Entre convivialité printanière et passion taurine, Vauvert a vibré au rythme de son édition du bolsin organisé par le club taurin local El Campo et de la novillada non piquée de l’après-midi, organisée conjointement avec six autres clubs taurins : Bious y Cavaus, Pablo Romero, Toros y Fiesta, Tendido 51, Bious Vaunageol et Culture Aficion Paris. Cette journée intense, où l’engagement des hommes a répondu à l’exigence du bétail, était parrainée par le maestro El Rafi. Une journée organisée de main de maître avec beaucoup de sérieux et de professionnalisme de la part des organisateurs, qu’on ne peut que féliciter et encourager à continuer dans cet esprit.
Rogelio Pajuelo, la révélation du matin
C’est la révélation Rogelio Pajuelo, déjà vainqueur de la Primavera de mars dernier à Bellegarde, qui a remporté le bolsin Robert-Laurent du matin. Il a surclassé la concurrence composée de Baptiste Angosto, Sacha Mosti et Julio Martin, face aux érales de Turquay.
L’après-midi : diversité et émotions fortes
L’après-midi a offert une belle diversité de bétail, avec des élevages Barcelo, François André et La Suerte, couronnée par le brio des exemplaires de Turquay. L’un d’eux fut honoré d’une vuelta posthume avec Mathias Sauvaire, qui a marqué les esprits par son engagement total.
Volteretas, oreilles et triomphe dans les arènes
Accueillant son Barcelo à genoux, il a dessiné des séries vibrantes sur la corne droite puis sur la gauche avant d’être trahi par des volteretas évitables. Rémy Asensio, vainqueur du bolsin Robert-Laurent en 2025, a lui aussi accueilli son érale par une porta gayola. Le Nîmois a peut-être manqué de la douceur nécessaire pour sublimer son François André, qui demandait beaucoup. Malgré un excès de pouvoir sur un bétail fragile, son effort est tout de même récompensé par une oreille méritée.
Esteban Navarro a fait preuve d’une saine competencia. Si son toreo fut moins limpide qu’à l’accoutumée, le Biterrois a eu un peu de mal à trouver la distance, notamment à droite où ce fut compliqué, avant de trouver par la suite le bon sitio sur la gauche. Sa soif de victoire a ravi le public, mais cela n’a pas suffi pour obtenir une récompense.
Rogelio Pajuelo, vainqueur de la matinale, a confirmé son état de grâce. Précis, technique et d’une justesse remarquable face à un Turquay idéal, il a déployé un toreo sans fioritures, enthousiasmant le public par des séries abouties. Avec deux oreilles et deux trophées en poche, l’Espagnol s’impose comme le triomphateur incontesté de cette journée vauverdoise.



