Une annonce attendue pour les éleveurs
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a annoncé ce jeudi une augmentation significative des indemnisations destinées aux éleveurs confrontés à la tuberculose bovine. Cette décision intervient alors que la maladie continue de faire des ravages dans plusieurs régions françaises, notamment en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie.
Des mesures concrètes pour soutenir les professionnels
Concrètement, le montant de l'indemnisation pour chaque animal abattu dans le cadre des mesures de lutte contre la tuberculose bovine passera de 1 500 à 2 000 euros. Cette revalorisation de 33% vise à compenser les pertes économiques subies par les éleveurs, qui doivent se séparer de leurs bêtes pour limiter la propagation de la maladie.
En outre, le gouvernement prévoit un accompagnement renforcé pour les exploitations les plus touchées, avec un soutien psychologique et une aide à la reconversion si nécessaire. Annie Genevard a souligné l'importance de préserver la santé animale tout en maintenant la viabilité économique des élevages.
Un fléau persistant
La tuberculose bovine est une maladie infectieuse causée par la bactérie Mycobacterium bovis. Elle touche principalement les bovins, mais peut également se transmettre à l'homme. En France, le nombre de foyers a augmenté ces dernières années, passant de 120 en 2020 à près de 200 en 2025. Les régions les plus affectées sont le Sud-Ouest et le Massif central.
Les éleveurs déplorent des mesures d'abattage massif qui fragilisent leurs exploitations. Les syndicats agricoles, comme la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, ont salué cette hausse des indemnisations tout en réclamant une stratégie de long terme pour éradiquer la maladie.
Un plan d'action global
Cette annonce s'inscrit dans un plan d'action plus large contre la tuberculose bovine, qui comprend également le renforcement des tests de dépistage et la mise en place de zones de surveillance renforcées. Le budget alloué à la lutte contre cette maladie passera de 40 à 60 millions d'euros par an.
La ministre a également insisté sur la nécessité d'une coordination européenne pour faire face à ce fléau, qui touche également d'autres pays comme l'Espagne et l'Italie. La France entend jouer un rôle moteur dans la recherche de solutions durables.
Les éleveurs pourront bénéficier de ces nouvelles mesures à compter du 1er mai 2026. Un numéro vert sera mis en place pour répondre à leurs questions et les orienter dans leurs démarches.



