Une décision financière favorable pour les usagers des marais
Le Syndicat des marais de Saint-Sorlin-de-Conac a tenu son assemblée générale le lundi 2 février, une réunion présidée par Hubert Ellie et marquée par la présence d'acteurs clés comme le maire Cyril Penaud, la directrice de Symadig, une représentante de Natura 2000 et un technicien de l'Unima. Cette rencontre a été l'occasion de dresser un bilan financier très positif, avec un équilibre de fonctionnement atteignant 108 000 euros. Face à ces résultats encourageants, le bureau a pris une mesure significative en réduisant la taxe syndicale à 13 euros l'hectare, offrant ainsi un soulagement financier aux membres.
Parallèlement, des ajustements ont été effectués sur les rémunérations : la secrétaire et l'éclusier ont bénéficié d'une augmentation, tandis que les indemnités du président et du vice-président ont été diminuées, démontrant une gestion équilibrée et transparente des ressources.
Défis environnementaux et tensions autour de la gestion de l'eau
Lors de l'assemblée, Hubert Ellie a partagé son indignation face aux discours entendus lors d'une réunion organisée par SOS Boutonne à Saint-Jean-d'Angély. Ces propos remettaient en cause la pratique de récupérer l'excès d'eau pluviale en hiver pour l'utiliser pendant les périodes de sécheresse, une méthode vue comme essentielle par les agriculteurs pour réguler la distribution de l'eau. Le président a appelé à l'unité parmi les utilisateurs du marais, les exhortant à ne pas laisser les "néoruraux" influencer la politique agricole, soulignant ainsi les tensions entre les pratiques traditionnelles et les nouvelles approches environnementales.
En outre, un appel aux bénévoles a été lancé pour une journée d'entretien prévue le 20 mai, visant à boucher les nids-de-poule avec du calcaire broyé, une initiative concrète pour améliorer les infrastructures locales.
Surveillance de la biodiversité et projets d'aménagement
La représentante de Natura 2000 a alerté les agriculteurs, pêcheurs et chasseurs sur les contrôles en cours pour évaluer la population du vison d'Europe, une espèce menacée par son cousin américain, plus gros et tout aussi carnassier. Elle a également signalé une présence croissante de ratons laveurs, indiquant des changements dans l'écosystème local qui nécessitent une attention particulière.
Du côté des infrastructures, la directrice de Symadig a rappelé l'étude en cours sur l'état des digues s'étendant de Blaye à Mortagne-sur-Gironde, sur 56 kilomètres. Cette analyse, qui devrait durer encore deux ans, précédera des travaux estimés à environ 20 millions d'euros pour prévenir les inondations dans les marais de quatre communautés de communes. Enfin, le technicien de l'Unima a conseillé aux élus de planifier ces travaux pour 2027, anticipant une absence de subventions en 2026, une recommandation stratégique pour assurer la viabilité financière des projets à venir.



