L'établissement thermal de Préchacq-les-Bains a accueilli ses premiers curistes lundi 4 mai 2026, dans un bâtiment de soins intégralement restructuré. Ce redémarrage marque l'abandon de la boue naturelle au profit de cataplasmes d'argile, une évolution technique destinée à améliorer les conditions sanitaires et à réduire la pénibilité pour les agents.
Une transformation complète
Après six mois de travaux de restructuration intégrale, le bâtiment de soins a ouvert ses portes. Les curistes découvrent un espace modernisé où la boue naturelle a cédé la place aux cataplasmes d'argile. Ces poches, remplies de montmorillonite (argile issue de Montmorillon dans la Vienne), sont composées de silicate d'aluminium et de magnésium hydraté. « Les poches sont hydratées durant deux jours dans l'eau thermale à 50°C et prennent du volume. Cinq seront dédiées à chaque curiste pendant les 18 jours que dure le traitement. Elles seront pasteurisées tous les huit jours, le dimanche, à une température de 70°C », explique Emma, l'une des douze hydrothérapeutes.
Des installations repensées
Au rez-de-chaussée, quatorze cabines sont réservées aux applications d'argile. Toutes sont équipées pour la musicothérapie, qui sera opérationnelle à partir de la semaine du 11 mai. Les agents effectuent une rotation systématique dans tous les postes de soins liés à la rhumatologie : baignoires, douches et étuves. L'étage est dédié aux voies respiratoires, avec une vingtaine de postes, ainsi qu'à la piscine panoramique thermale.
Montée en puissance progressive
Pour cette première journée, 28 curistes étaient présents. « C'était un démarrage en douceur. Nous en accueillerons une centaine cette fin de semaine, ils seront 200 la semaine prochaine et 320 dans trois semaines », se félicite le nouveau directeur Damien Sancey, qui souligne également que « le planning des travaux a été parfaitement respecté ». Au pied du bâtiment, les bassins d'eau thermale où trempaient les seaux de boue ont été comblés. Chacun affichait 30 kilos sur la balance. Dès le premier jour, les agents ont reconnu combien la pénibilité avait été réduite et les conditions sanitaires améliorées. Le thermalisme des champs a encore de beaux jours devant lui.



