Le protocole de lutte contre le nématode du pin avance comme prévu à Seignosse
Selon la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf), le protocole de lutte contre le nématode du pin se déroule conformément aux prévisions. La date limite du 31 mars pour les abattages d'arbres dans la zone infestée devrait être respectée, malgré des retards initiaux dus aux intempéries.
Un abattage massif de 61 hectares déjà réalisé
Les 61 hectares de pins répartis dans les parcelles forestières de la zone infestée par le nématode, un petit ver ravageur des conifères, à Seignosse et dans ses environs, sont entièrement abattus, a annoncé fin février la Draaf. Pour les arbres situés chez les particuliers, les chantiers sont toujours en cours, mais devraient être achevés d'ici à la fin du mois.
Cette échéance correspond au protocole de l'État, qui vise à mettre sous cloche la partie concernée de la forêt des Landes de Gascogne. La zone inclut un rayon de 500 mètres autour du foyer de Seignosse et une zone tampon de 20 kilomètres. À partir du 31 mars, une interdiction drastique de toute exploitation de pins sera appliquée jusqu'en octobre 2026, période durant laquelle le coléoptère monochamus pourrait propager le parasite.
Les travaux en zone tampon et la situation des particuliers
Par ailleurs, l'Office national des forêts (ONF) annonce que depuis le 25 février, les abattages et prélèvements de 327 arbres repérés en zone tampon ont commencé. Les derniers particuliers opposés à l'abattage des pins sur leur terrain ont finalement trouvé un accord avec l'État sur le remboursement de l'opération. Cependant, ils déplorent de ne pas pouvoir vendre leur bois au prix souhaité et craignent de devoir laisser des stères sur place, ce qui est contraire aux exigences.
La Draaf répond à ces préoccupations : « Les bois peuvent bien être vendus. Le devenir des bois est décidé entre le propriétaire et l'exploitant, ou l'élagueur, et toujours vers un établissement désigné par le protocole. Pour les particuliers, si les arbres concernés ne peuvent être valorisés, l'évacuation est possible vers un point de collecte de déchets verts du Sitcom. »
Seulement 17 arbres infestés identifiés
Au 25 février, la Draaf a identifié 5 041 arbres dépérissants dans la zone infestée et la zone tampon. À partir de ces pins, les autorités ont réalisé 3 618 prélèvements, avec 1 560 analyses toujours en cours. Parmi les 2 058 autres prélèvements, seuls 17 ont été positifs à la présence du nématode. Cela laisse espérer, selon la Draaf, qu'il s'agit du « foyer 0 », et qu'aucun autre foyer ne sera détecté.
Les mesures après le 31 mars et les inquiétudes des sylviculteurs
Des acteurs de la sylviculture, comme la scierie Lesbats, s'étaient inquiétés de l'arrêt brutal de l'exploitation forestière dans la zone tampon dès le 31 mars. La Draaf maintient ses positions en s'appuyant sur la réglementation européenne : « Seuls des chantiers pour urgence ou travaux d'urbanisme urgents seront autorisés en période haute. L'abattage des bois identifiés comme dépérissants sera également possible en période chaude, un marché public est prévu. »
L'autorité ajoute : « Cela ne remet pas en cause la lutte contre les incendies. Les travaux de débroussaillage sont possibles, la végétation herbacée et arbustive pouvant être éliminée. » Cette approche vise à contenir la propagation du nématode tout en assurant la sécurité de la forêt.



