La journée de mobilisation agricole du vendredi 26 septembre, portée par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs au niveau national, concernera également le département du Gard. Des actions sont prévues, ainsi qu'une rencontre avec les parlementaires locaux. Après la grande mobilisation de l'hiver 2024 et plusieurs opérations coup de poing, les exploitants gardois répondent à l'appel national pour exprimer leur ras-le-bol face aux contraintes croissantes, notamment l'abrogation récente de la loi Duplomb.
Des revendications centrées sur la viticulture
Dans le Gard, la FDSEA, syndicat majoritaire, et les Jeunes agriculteurs se mobilisent principalement pour des revendications liées à la crise viticole. Les actions, en préparation, pourraient inclure des affichages de sensibilisation et des opérations ciblant la grande distribution. Romain Angelras, président des JA du Gard et viticulteur dans les Costières, résume la situation : « On nous impose de plus en plus de contraintes. La question se pose aujourd'hui : est-ce qu'on veut encore de nous ? »
Concurrence déloyale et libre-échange
Les agriculteurs dénoncent une concurrence déloyale, pointant du doigt des produits traités ne respectant pas les normes françaises. L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur pourrait aggraver la situation s'il est validé. Depuis la mobilisation de l'hiver 2024, des aides ponctuelles ont été apportées, notamment à la filière viticole, mais la crise persiste. Romain Angelras souligne : « Il y a eu beaucoup d'arrachages, temporaires ou définitifs, ce qui pèse énormément. »
Un sentiment d'oubli et une attente de réponses
Les agriculteurs estiment être oubliés depuis leur action d'ampleur d'il y a près de deux ans. Ils subissent la crise politique actuelle avec une ministre démissionnaire. Selon le président des JA du Gard, « nous attendons pas mal de réponses, mais pour cela il faut que le budget soit voté afin de rééquilibrer le marché. »
Rencontre avec les parlementaires
Vendredi après-midi, après les actions matinales, la chambre d'agriculture du Gard accueillera les députés et sénateurs gardois pour exposer les problématiques locales. Un exploitant confie : « Il est compliqué de faire passer les messages aux politiques. » Cette réunion, prévue de longue date, permettra aux syndicats d'exprimer leurs inquiétudes.
La présidente de la chambre d'agriculture s'exprime
Magali Saumade, présidente de la chambre d'agriculture du Gard, déclare : « Il y a des inquiétudes sur l'accord UE-Mercosur. Dans le Gard, comme ailleurs, la situation est très compliquée dans la viticulture, avec aussi les conséquences de l'évolution législative sur la loi Duplomb. Nous organisons deux fois par an une rencontre avec les parlementaires gardois. Ce vendredi, les syndicats seront présents pour exposer les sujets de leur mobilisation. »



