Le maire de Montfaucon s'oppose à l'épandage de boues d'épuration sur les terres agricoles
Maire de Montfaucon contre épandage de boues d'épuration

Le maire de Montfaucon s'oppose fermement à l'épandage de boues d'épuration sur les terres agricoles

Olivier Robelet, maire de Montfaucon, a officiellement exprimé son opposition à un arrêté inter-préfectoral concernant l'épandage des boues d'une station d'épuration sur les sols agricoles de sa commune. Dans un courrier envoyé à la préfecture du Gard, le maire a fait part de son profond désaccord avec cette mesure, qui touche également plusieurs autres communes du Gard et du Vaucluse.

Un arrêté inter-préfectoral controversé

Suite à un arrêté inter-préfectoral daté du 12 janvier 2026, le plan d'épandage des boues de la station de traitement des eaux usées de Charleval concerne les communes de Le Thor et Châteauneuf-de-Gadagne dans le Vaucluse, ainsi que Les Angles, Montfaucon, Roquemaure et Saint-Victor-la-Coste dans le Gard. Olivier Robelet a réagi vivement à cette décision, soulignant les risques environnementaux potentiels.

Le maire s'explique : "Je m'oppose totalement à cette opération en écho à la saisine des juridictions compétentes de plusieurs communes du nord de la France pour des problèmes de PFAS constatés dans l'eau potable de ces collectivités, suite à des épandages de boues de stations de traitements d'eaux usées."

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Des craintes fondées sur des précédents inquiétants

Olivier Robelet fait référence à une enquête judiciaire ouverte en janvier à Nancy, en Meurthe-et-Moselle, visant à déterminer les causes de la pollution aux PFAS, également appelés "polluants éternels", dans l'eau du robinet de quatre villages de la Meuse. "Ils ont eu de l'eau non potable à cause des PFAS, je ne veux pas de ça à Montfaucon, que chacun garde ses déchets", ajoute-t-il avec fermeté.

Le maire insiste sur la nécessité de préserver la qualité de l'eau et des sols de sa commune, mettant en avant les conséquences désastreuses observées ailleurs en France. Cette position s'inscrit dans une démarche de protection environnementale proactive, face à des pratiques dont les impacts à long terme restent mal évalués.

Un manque de communication avec les autorités préfectorales

De plus, Olivier Robelet déplore un manque criant d'informations et de transparence de la part des services préfectoraux. "J'ai eu aucun renseignement de la part de la préfecture, ni d'explication. J'ai essayé de les joindre plusieurs fois mais ils ne sont jamais disponibles", affirme-t-il. Cette absence de dialogue renforce ses inquiétudes et justifie, selon lui, son opposition catégorique.

La situation met en lumière les tensions entre les collectivités locales et les décisions administratives supérieures, particulièrement lorsqu'elles touchent à des enjeux sensibles comme la santé publique et l'environnement. Le maire de Montfaucon appelle à une réévaluation du projet, prenant en compte les risques avérés de pollution liés aux PFAS.

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