Les habitants et une partie de la majorité municipale se mobilisent contre l’implantation d’un centre de lavage automobile à l’entrée de la commune. Nuisances sonores et risques environnementaux sont mis en avant par les Grand-Villageois, qui ont lancé une pétition.
Un projet découvert tardivement
Les riverains sont vent debout contre le projet de station de lavage, porté par le gérant du U Express, Étienne Robin, prévu au niveau du giratoire d’entrée de ville, près du magasin de peinture Theodore. Ils ont appris l’implantation de la station de lavage pour véhicules assez tardivement. « Le panneau date du 12 mars mais on s’en est rendu compte le 3 avril », précise Caroline Lievois, qui porte la voix des riverains. Dès le 9 avril, elle a pris contact avec la nouvelle maire de la commune, Chantal Chartier, pour en savoir davantage. « Je fais partie de l’équipe municipale, je suis conseillère de la majorité, mais je n’avais pas été informée de ce projet. J’ai pris rendez-vous avec Chantal Chartier pour engager un recours gracieux. » Hélas, entre la prise de conscience des enjeux et des possibles nuisances, et le temps nécessaire pour engager une discussion, le délai d’un mois est passé. Leur seul recours désormais est d’engager un contentieux auprès du tribunal de Poitiers.
Permis conforme au PLU
Chantal Chartier explique, quant à elle, qu’elle n’était pas non plus informée du projet : « J’étais certes adjointe du maire Patrice Robillard, qui a signé le permis avant les élections, mais je n’étais pas non plus au courant. Je m’occupais d’autres choses, du social, du tourisme, mais pas de l’urbanisme et j’ai pris connaissance très récemment du projet de station de lavage. » Elle précise que le permis est conforme au PLU.
L’édile a pris attache avec Étienne Robin afin de discuter des horaires d’ouverture et de la possibilité de fermer la station le dimanche pour réduire les nuisances sonores. Mais les Grand-Villageois dénoncent aussi des problèmes de sécurité, avec la suppression d’un trottoir, un accès unique, la proximité d’une borne incendie et la crainte de pollutions du sol avec la proximité immédiate d’une zone Natura 2000. Une pétition est en ligne pour s’opposer au projet ; elle comptabilisait 476 signatures ce lundi 4 mai.



