Horus Pharma lance un biosimilaire pour la DMLA, une avancée majeure
Horus Pharma lance un biosimilaire pour la DMLA

Le laboratoire indépendant Horus Pharma, basé à Nice, vient de franchir une étape majeure en lançant un biosimilaire de l'Aflibercept, l'un des traitements phares de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Ce lancement intervient après la chute du brevet du médicament original dans le domaine public, ouvrant la voie à des alternatives plus accessibles.

Une pathologie en forte croissance

La DMLA est une maladie chronique affectant la vision centrale, principalement chez les personnes de plus de 50 ans. Elle touche autant les hommes que les femmes et constitue la première cause de malvoyance chez les sujets âgés. En France, plus de 1,5 million de personnes seraient concernées, soit 8 % de la population, un chiffre appelé à augmenter avec le vieillissement démographique.

Martine Claret, fondatrice d'Horus Pharma en 2003, souligne l'importance de cette avancée : « Dans un contexte où la prévalence des maladies rétiniennes ne cesse de croître, l'arrivée des biosimilaires sur le marché constitue une réponse clé aux enjeux d'accessibilité aux traitements tout en contribuant à une meilleure maîtrise des dépenses de santé. »

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Qu'est-ce qu'un biosimilaire ?

Un biosimilaire est une copie équivalente, mais non identique, d'un médicament biologique fabriqué à partir d'organismes vivants (bactéries, etc.). Il se distingue des génériques, qui copient des molécules chimiques. Lorsqu'un brevet tombe dans le domaine public, d'autres laboratoires peuvent développer des biosimilaires, comme l'a fait la société allemande Formycon, leader mondial dans ce domaine, en partenariat avec Horus Pharma.

Les études cliniques menées sur ce biosimilaire, présenté sous forme de seringue préremplie, ont démontré une efficacité et une tolérance équivalentes à celles du médicament original.

Une première pour Horus Pharma

Ce lancement marque une première pour le laboratoire niçois, spécialisé en ophtalmologie avec plus de 70 produits commercialisés couvrant les pathologies oculaires. Horus Pharma est reconnu à l'international, avec une présence dans plus de 40 pays. Martine Claret explique le choix de Formycon : « Parce que nous sommes spécialisés en ophtalmologie... mais aussi parce que nous sommes reconnus à l'international. »

Le laboratoire, fondé par Martine et Claude Claret, pharmaciens passionnés, compte aujourd'hui environ 240 collaborateurs, dont 200 en France, pour un chiffre d'affaires 2025 de 116 millions d'euros.

Disponibilité et perspectives

Ce médicament biosimilaire est actuellement disponible en France, en Espagne et en Belgique, et devrait rapidement être déployé dans d'autres pays. La dirigeante souligne que « la commercialisation à l'international est notre marge de manœuvre pour continuer de nous développer », tout en pointant le déséquilibre entre les faibles prix des médicaments en France et les coûts de fabrication élevés.

Horus Pharma réalise déjà plus de 15 % de son chiffre d'affaires à l'international, et cette première aventure dans les biosimilaires devrait changer la donne. Trois autres biosimilaires de l'Aflibercept sont actuellement commercialisés. La DMLA, prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale, représente un budget de près d'un milliard d'euros, sur les 2 milliards consacrés à l'ensemble des pathologies ophtalmologiques.

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