Saison des fraises retardée par le manque de soleil : le témoignage d'un producteur du Gard
Fraises : saison retardée, manque de soleil, producteur Gard

Saison des fraises : un démarrage tardif dans le Gard

La saison des fraises est officiellement lancée, mais avec un léger contretemps cette année. Chez Philippe Castanier, horticulteur pépiniériste à Saint-Christol-lès-Alès dans le Gard, les premières fraises ont pointé le bout de leur nez juste après Pâques, soit avec une semaine de retard par rapport aux années précédentes. Le producteur, qui cultive la terre depuis quarante ans et perpétue une exploitation familiale de trois générations, attribue ce délai à des conditions météorologiques défavorables.

Un manque de soleil qui impacte la récolte

"On a commencé une semaine en retard, on n’a pas eu assez de soleil", raconte Philippe Castanier. Sur ses 15 hectares, où se mêlent au printemps plants de légumes et fleurs, la fraise s’est imposée comme une culture majeure depuis une dizaine d’années. Il revendique un savoir-faire transmis de génération en génération, avec l'enseignement de ses deux grands-pères. En ce début de saison, place aux variétés précoces comme la Favori, la Charlotte et la Fandango, choisies pour leur goût et pour diversifier la production.

Philippe Castanier insiste sur une approche respectueuse de la nature : "Je ne traite pas", précise-t-il. Cette exigence rend cependant les cultures plus sensibles, notamment aux fortes chaleurs. "Après fin mai, ça devient compliqué, elles brûlent vite", explique-t-il. Résultat : une saison courte mais intense, où chaque fruit est choyé pour préserver sa qualité.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le goût avant tout : une philosophie de production

Pour Philippe Castanier, la priorité est claire : le goût avant tout. Il cueille ses fraises au plus tard, uniquement sur commande, afin de garantir une fraîcheur optimale. "Je ramasse sur commande. Le fruit doit mûrir sur la plante, pas dans un frigo", affirme-t-il. Cette méthode simple mais efficace permet d'obtenir des fruits savoureux, qui séduisent une clientèle fidèle.

La majorité des fraises est vendue en direct à la ferme, tandis que le reste part vers quelques épiceries, restaurants ou grossistes. À 6 euros la barquette de 500 grammes, les clients répondent présents. "Une fois qu’ils ont goûté, ils reviennent", sourit le producteur, soulignant ainsi la satisfaction des consommateurs face à des produits de qualité.

Un héritage familial et des défis climatiques

L'exploitation de Philippe Castanier incarne un héritage agricole profond, avec des techniques transmises sur trois générations. Cependant, les aléas climatiques, comme le manque de soleil cette année, rappellent les défis auxquels font face les producteurs locaux. Cette saison retardée met en lumière l'importance d'une agriculture adaptative et respectueuse de l'environnement, où chaque décision impacte directement la récolte et la satisfaction des clients.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale