Euralis résiste aux turbulences et affiche des résultats encourageants
Dans un environnement agricole, économique et géopolitique décrit comme « toujours instable », la coopérative agricole béarnaise Euralis a présenté, lundi 9 février à son siège de Lescar, un bilan encourageant pour l'exercice 2025. Malgré un contexte délicat, le groupe se félicite de la poursuite de son désendettement et fixe un objectif clair : « un retour à l'équilibre en 2026 ».
Des indicateurs financiers en hausse
Euralis enregistre une augmentation de son chiffre d'affaires, qui s'élève à 1,6 milliard d'euros, soit une progression de 1,3 %. La performance opérationnelle suit cette tendance positive, avec un Ebitda (bénéfices avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) en hausse de 4,1 %, atteignant 101 millions d'euros. Cette amélioration est attribuée à « l'efficacité des plans d'actions déployés dans l'ensemble des pôles ».
Dynamisme sectoriel et ajustements stratégiques
Le secteur agricole du groupe bénéficie d'une « rentabilité globale en croissance ». Si les productions végétales connaissent un recul, les filières animales progressent, notamment grâce au partenariat Bovins avec Lur Berri. Le fonctionnement en Organisation de producteurs a profité aux volailles (+6 % de volume) et aux canards (+5 %).
L'activité agrofourniture « regagne en compétitivité », tandis que les magasins Point Vert, bien qu'en retrait, ont bénéficié de l'intégration de nouveaux franchisés. La branche solaire poursuit son développement avec 32 chantiers démarrés.
Le pôle semences (Lidea) « optimise ses stocks » et enregistre une croissance des ventes. Pour le volet Canards, la situation s'améliore : la vaccination contre l'Influenza aviaire a aidé en amont, et l'activité canard gras « est stable malgré la baisse sur les produits festifs, dont le foie gras ».
Cependant, l'exercice précédent a été marqué par des fermetures de sites, notamment celui dédié à la transformation du canard Rougié à Sarlat et celui de l'activité semences à Caussade (Tarn-et-Garonne), obligeant Euralis à se réorganiser en prévision de futurs grands changements.
La fusion avec Maïsadour : une échéance fixée
Christophe Congues, président, et Thomas Chambolle, directeur général d'Euralis, n'ont pas éludé les défis à venir, évoquant une « deuxième mi-temps à jouer ». Concernant la fusion avec la coopérative landaise Maïsadour, le tandem a donné une échéance : « Au second semestre 2026 ».
Thomas Chambolle précise : « On travaille toujours avec l'Autorité de la concurrence, dans le cadre d'un calendrier fixé avec eux. Nous sommes dans la discussion finale, autour des engagements qui doivent être pris sur un certain nombre de marchés. Des engagements qui devront être testés, via des tests de marché lancés prochainement. »
Euralis, « 15e coopérative agricole nationale », place de grands espoirs dans cette fusion. Les discussions « confidentielles » avec l'Autorité de la concurrence progressent, notamment sur la question du « risque de position dominante » sur le canard gras. Christophe Congues résume : « On avance petit pas par petit pas, mais nous avançons. »



