FDSEA 47 : crise agricole et climatique au cœur de l'assemblée générale à Boé
Crise agricole : la FDSEA 47 tire la sonnette d'alarme

Le syndicat agricole FDSEA 47 a tenu son assemblée générale ce jeudi dans ses locaux de Boé, une réunion placée sous le signe des défis multiples qui frappent le secteur. En ce mois de mars 2026, il est impossible d'aborder l'agriculture dans le département sans mentionner les récentes inondations et la tempête Nils, qui ont causé des dégâts considérables, particulièrement chez les maraîchers et les serristes.

Un hommage à la réactivité de l'État face aux intempéries

Le président Alain Briffeille a tenu à saluer « l'écoute et la réactivité de l'État » lors de cet épisode climatique extrême. Cependant, le contexte agricole reste tendu, avec le souvenir brûlant de la crise de la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en 2025. Briffeille n'a pas hésité à critiquer vertement le syndicat aux couleurs jaune et noir, l'accusant de désinformation et de populisme.

Des tensions syndicales et des accusations de désinformation

« Face à la désinformation, aux ragots en tout genre, au populisme, le GDS [groupement de défense sanitaire] a su tenir le cap », a déclaré le président. Il a rappelé qu'en juillet 2025, le protocole avait été signé par tous les syndicats, à l'exception de la Confédération paysanne, soulignant ainsi les divisions au sein du monde agricole.

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Un travail syndical face à l'inaction présumée

Alain Briffeille a également pointé du doigt Karine Duc, présidente de la Chambre d'agriculture, accusée de faire « de la politique au service d'un syndicat alors que ce n'est pas son rôle ». En contraste, il a mis en avant les actions de la FDSEA, comme l'activation du fonds méditerranéen ou le développement du dispositif Lot & Carbone, réalisées sans fonds publics selon ses dires.

Une situation économique catastrophique pour les agriculteurs

Les efforts du syndicat interviennent dans un contexte particulièrement difficile. Briffeille a dénoncé le « détricotage de la loi Duplomb » et des décisions qui, selon lui, mènent à la déproduction et à la faillite de filières entières. Il a illustré cette dégradation par un chiffre choc : le solde de la balance commerciale agricole est passé sous les 300 millions d'euros en 2025, contre 10 milliards en 2022.

Un quart des exploitants au bord de la faillite

À l'échelle du Lot-et-Garonne, la situation est tout aussi préoccupante. Alain Briffeille a révélé que 75 % des exploitants rencontrent des difficultés de trésorerie, et que 25 % sont au bord de la faillite. « Le moral est au plus bas », a-t-il affirmé, rappelant que les agriculteurs sont « les premiers impactés par le changement climatique, et plus vulnérables aux baisses de prix ».

Des demandes urgentes pour soutenir le secteur

Face à cette crise, la FDSEA 47 appelle à des mesures immédiates. Le syndicat réclame la mise en place d'un prêt garanti par l'État avec prise en charge des intérêts, ainsi que la création urgente d'un groupe de travail. « Nous avons besoin d'une vision globale de l'agriculture dans le département », a insisté le président, soulignant l'urgence d'une action coordonnée pour éviter l'effondrement du secteur agricole lot-et-garonnais.

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