Le maire de Baillargues sonne l'alarme face à l'invasion des lapins de garenne
Jean-Luc Meissonnier, maire de Baillargues, a relancé une campagne d'affichage choc pour mobiliser contre la prolifération des lapins de garenne, qualifiée de fléau écologique et économique. Deux ans après une première initiative promouvant le civet de lapin, il opte désormais pour le pâté, dans un ton volontairement provocateur.
Une menace pour l'économie agricole locale
Le maire explique que cette prolifération, bien que localisée, met en péril toute une économie. Les agriculteurs de la région voient leurs cultures dévastées, avec des impacts directs sur les circuits courts et l'approvisionnement des cantines scolaires. Jean-Luc Meissonnier insiste sur la nécessité d'une mobilisation générale, malgré les critiques anticipées des défenseurs des animaux.
Les conséquences écologiques et urbaines
Les lapins de garenne, désormais sans prédateurs naturels efficaces, perturbent l'écosystème. Ils s'aventurent en milieu urbain, causant des accidents routiers et attaquent même les arbres. Au golf de Massane à Baillargues, une trentaine de lapins sont piégés chaque nuit, endommageant les installations. Le maire alerte sur le bouleversement de la chaîne alimentaire, où les busards préfèrent ces proies faciles aux rongeurs des champs.
Les solutions envisagées
Face à ce problème, deux pistes sont évoquées :
- Des subventions pour les agriculteurs, mais cela ne résoudrait pas la cause profonde.
- Une action coordonnée avec l'État pour éradiquer les lapins, jugée indispensable.
Le maire rejette l'introduction de renards comme solution, soulignant leur inefficacité face à des lapins en bonne santé. Il appelle à une prise de conscience collective pour préserver l'environnement et l'agriculture locale.



