Aurélien Lalanne sacré Meilleur Boucher 2026 au Salon de l'Agriculture
Aurélien Lalanne, Meilleur Boucher 2026 au Salon de l'Agriculture

Le concours des jeunes bouchers met en lumière un métier d'avenir

Le Salon de l'Agriculture a accueilli cette semaine un événement phare pour la profession de boucher : le concours des jeunes bouchers. Du 22 au 26 février, seize candidats venus de toute la France se sont affrontés lors de trois épreuves techniques quotidiennes, avec un vainqueur désigné chaque soir. Parmi ces apprentis prometteurs, un duo particulièrement remarqué : Aurélien et Mathieu Lalanne, tous deux formés au centre de formation d'apprentis (CFA) de Mont-de-Marsan, bien que ne partageant aucun lien de parenté.

Une victoire surprise pour un jeune passionné

Ce mardi, c'est Aurélien Lalanne, âgé de seulement 18 ans, qui a décroché le titre prestigieux de Meilleur Boucher 2026. Le jeune lauréat, boucher depuis ses 15 ans, confie avec modestie : « J'ai fait un stage de troisième et ça m'a plu. J'ai enchaîné sur un CAP. » Il travaille actuellement au rayon boucherie du Carrefour de Landiras, en Gironde. Son camarade Mathieu, 20 ans, est quant à lui apprenti à la Maison Bignalet à Habas dans les Landes. Les deux jeunes hommes suivent actuellement une deuxième année de brevet professionnel.

Leur participation au concours relève davantage de la curiosité et du défi personnel que d'une quête de récompenses. « L'occasion s'est présentée comme ça », explique Mathieu. Aurélien renchérit : « Je ne suis pas spécialement là pour des prix. Je suis là pour profiter. » C'est lors d'une semaine de formation à Paris qu'ils ont décidé de s'inscrire, poussés par l'envie de montrer leur savoir-faire.

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Une compétition bienveillante au service de la profession

La victoire d'Aurélien Lalanne a été une surprise pour le principal intéressé. « Honnêtement, je suis un peu surpris », avoue-t-il. « Mais heureux, c'est une fierté personnelle, c'était mon premier concours. » Face au stress et à la trentaine ou quarantaine de spectateurs, sa stratégie a été simple : « Rester dans sa bulle et avancer. » Une approche qui a porté ses fruits dans une ambiance décrite comme bon enfant. Aurélien constate d'ailleurs que « personne n'est déçu d'avoir perdu le concours. L'objectif pour tous, c'était de donner le maximum, et on l'a fait. »

Christophe Narp, leur professeur de technique de boucherie, souligne l'importance de cet esprit : « Le but c'est de garder ce côté un peu fête, bienveillant. » Il voit dans ce concours une vitrine essentielle pour un métier qui peine à recruter et mérite une meilleure reconnaissance.

Une formation complète et adaptée à tous les profils

Benoît Beeuwsaert, responsable pédagogique des filières alimentaires du CFA de Mont-de-Marsan, profite de l'occasion pour rappeler la richesse et la diversité des parcours en boucherie. « La formation ne s'arrête pas à couper de la viande », explique-t-il. « Il y a le côté administratif. Il faut savoir gérer un rayon, une boutique, une équipe. Quelles marges appliquer. Et puis il y a un aspect théorie et hygiène très poussé. »

Le brevet professionnel, d'une durée de deux ans, a su évoluer pour s'adapter à des profils variés, allant des « collégiens sortant de troisième » aux « apprenants de 62 ans ». Benoît Beeuwsaert insiste : « Maintenant, l'apprentissage, c'est des parcours individualisés. » Pour ceux qui souhaiteraient découvrir ces formations, le CFA de Mont-de-Marsan organisera une journée portes ouvertes le 14 mars prochain.

Note : Les épreuves techniques du concours consistaient chaque jour à travailler trois pièces de viande différentes : une épaule d'agneau, un rôti de veau et une côte de bœuf.

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