Une pièce de théâtre questionne la mémoire historique à l'ère numérique
La salle du Miroir à Gujan-Mestras accueille mardi 24 février une représentation poignante de la pièce « Michelle doit-on t’en vouloir d’avoir fait un selfie à Auschwitz ? ». Cette œuvre, située à la croisée du devoir de mémoire et de l'influence des réseaux sociaux, offre une réflexion profonde sur les comportements contemporains face à l'histoire.
Des représentations pour tous les publics
Le spectacle sera présenté aux élèves du second degré dans l'après-midi du 24 février, suivie d'une séance tout public en soirée à 20 heures 45. Les tarifs varient entre 10 et 20 euros, avec des réservations disponibles en ligne. Cette double programmation vise à toucher un large auditoire, des jeunes générations aux adultes, pour engager un dialogue intergénérationnel sur des thèmes cruciaux.
Une découverte culturelle locale
La pièce, écrite par Sylvain Levey et interprétée par la compagnie Nandi, a été découverte par Frédéric Villeneuve, directeur culturel de la Ville de Gujan-Mestras. Son enthousiasme a été partagé par l'association Arts et traditions de Gujan-Mestras (ATGM), un partenaire engagé qui a facilité l'accueil de la troupe. Grâce à cette collaboration, un parcours d'éducation artistique et culturelle a été mis en place, enrichissant l'offre culturelle locale.
Un récit qui interpelle
Le spectacle raconte l'histoire de Michelle, une adolescente du XXIe siècle ultra-connectée, qui prend un selfie souriant devant les camps de concentration lors d'un voyage scolaire en 2014. Cette action soulève des questions brûlantes : s'agit-il d'un simple geste de devoir de mémoire ou d'une offense au passé ? Sur les réseaux sociaux, les réactions fusent rapidement, et Michelle devient victime de harcèlement numérique, illustrant les dangers et les dilemmes de l'ère digitale.
Cette pièce invite les spectateurs à se questionner sur leur propre rapport à l'histoire et à la technologie, en explorant les tensions entre mémoire collective et expression individuelle. Elle sert de catalyseur pour des discussions essentielles sur l'éthique en ligne et la préservation du souvenir historique.



