Gallia Théâtre : Le processus de succession de Dominique Sarah est officiellement lancé
Une page importante se tourne au Gallia Théâtre. Dominique Sarah, qui occupe le poste de directrice depuis le 1er octobre 2013, a annoncé son départ à la retraite pour décembre 2026. Cette décision marque la fin d'une ère de plus de treize ans à la tête de cette institution culturelle majeure.
Un appel d'offres stratégique pour choisir le nouveau directeur
Le processus de recrutement de son successeur est désormais engagé, avec un appel d'offres qui court du 16 mars au 22 avril 2026. Les candidats devront présenter un projet artistique et culturel détaillé, qui servira de base pour une première sélection. Cette étape est cruciale, car le choix du futur directeur est hautement stratégique : il définit le label attribué par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), un label qui est lié à la personne et non à l'institution elle-même.
Après cette première phase, une série d'entretiens sera animée par les différentes collectivités territoriales qui financent la salle. L'objectif est de dévoiler l'identité du nouveau directeur lors de la présentation de la saison, prévue le 10 septembre 2026. Dominique Sarah, qui a porté un projet axé sur les nouvelles écritures et la création, laisse un héritage important. Son successeur devra également intégrer une complémentarité avec le territoire, en tenant compte des labels voisins comme celui de l'Avant-Scène à Cognac (danse) ou de la Coupe d'Or à Rochefort (« art, enfance, jeunesse »).
La Cie du Dagor clôt son compagnonnage avec une création finale
Parallèlement à cette transition, la Cie du Dagor, basée à Limoges et artiste associée au Gallia depuis 2021, prépare sa dernière création. Jeudi 23 avril, la compagnie dévoilera « A lonely place », une pièce inspirée par un monde contemporain en plein bouleversement. Julien Bonnet, membre de la compagnie, explique : « Cette pièce est partie de l'idée d'une boucle temporelle, une scène où des personnages veulent partir d'un endroit et n'y arrivent jamais. C'est le propre de l'immobilisme. La peur et les habitudes font que rien ne se passe. »
Cette création marque la fin d'un compagnonnage fructueux. Thomas Gornet, Marie Blondel et Julien Bonnet ont en effet nourri la programmation et multiplié les projets à Saintes ces dernières années. « Des liens se sont tissés entre nous, le théâtre et les spectateurs, qui peuvent suivre notre travail au fil des années. C'est un luxe, aussi, de savoir qu'il y a une 'maison' où l'on peut créer nos spectacles confortablement », confie Julien Bonnet. La compagnie a notamment encadré l'option théâtre du lycée Bellevue, renforçant ainsi son ancrage local.
Les tarifs pour assister à « A lonely place » varient de 16 à 27 euros, offrant une accessibilité au plus grand nombre. Cette dernière création symbolise à la fois une fin et un nouveau départ pour le Gallia Théâtre, alors que l'institution s'apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire.



