Caroline Proust défend le spectacle vivant face à l'IA dans une pièce féministe à Nice
Caroline Proust : spectacle vivant contre IA à Nice

Caroline Proust célèbre le lien humain au théâtre face à l'omniprésence de l'intelligence artificielle

À quelques heures de monter sur la scène de la salle de la Cuisine du Théâtre national de Nice, Caroline Proust se prépare à incarner Hedda dans C'est si simple l'amour, une adaptation de Charles Berling du dramaturge suédois Lars Norén. La comédienne, connue pour son rôle dans Engrenages, est pleinement imprégnée de son personnage, au point qu'un serveur lui parle spontanément en suédois, la prenant pour une native du pays.

Une pièce féministe et percutante dans un huis clos intense

C'est si simple l'amour est le deuxième volet d'un diptyque après Lost and Found, présenté la semaine dernière au TNN. Cette œuvre met en scène deux couples, interprétés par Charles Berling et Bérengère Warluzel, ainsi que Caroline Proust et Alain Fromager, qui se déchirent lors d'une soirée arrosée où les tabous volent en éclats. Caroline Proust décrit ce texte comme très féministe, abordant des thèmes cruciaux tels que les violences faites aux femmes, la solitude, le désir, la jalousie, la réussite professionnelle et la parentalité.

"C'est un texte incroyable, difficile à apprendre car il est écrit pour quatre personnes, c'est précis, percutant, c'est l'école scandinave qui a toujours été pionnière en termes de dramaturges", explique-t-elle. Elle cite des noms comme Ingmar Bergman, Ruben Ostlund ou Joachim Trier, saluant leur capacité à créer des huis clos aux dialogues aiguisés et cinglants.

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Un rôle qui brise les étiquettes

Pour incarner Hedda, un rôle inattendu pour elle, Caroline Proust s'est appuyée sur des costumes et une coiffure particulière pour saisir la féminité et la sensibilité de son personnage. Charles Berling, également metteur en scène, a vu en elle la comédienne idéale pour dépasser les stéréotypes souvent associés à son image publique. À 58 ans, elle prouve une fois de plus sa polyvalence, loin des rôles de policière qui l'ont rendue célèbre.

La magie du spectacle vivant dans un monde dominé par la technologie

Interrogée sur la routine, Caroline Proust la rejette catégoriquement. Elle compare chaque représentation à un petit-déjeuner unique, où des détails comme les pensées, les émotions ou les disputes colorent l'instant. Elle souligne l'importance du spectacle vivant à l'ère de l'intelligence artificielle, mettant en avant le lien direct, humain et sans filet qu'il offre. "C'est tout l'intérêt du spectacle vivant à l'heure où l'intelligence artificielle est partout. C'est un lien direct, humain, sans filet, unique", affirme-t-elle avec conviction.

Après trois représentations à Nice, la pièce se dirigera vers Draguignan fin avril, offrant au public une expérience théâtrale intense et réflexive. C'est si simple l'amour promet de remuer les consciences tout en célébrant la puissance de l'art vivant.

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