Benoit Solès : « La Machine de Turing » triomphe aux Molières
Benoit Solès : triomphe aux Molières pour La Machine de Turing

Un Grand Chelem historique aux Molières

Le 13 mai 2019, Benoit Solès a marqué l’histoire du théâtre en remportant quatre récompenses lors de la Cérémonie des Molières pour sa pièce La Machine de Turing. Ce triomphe est d’autant plus exceptionnel que l’artiste a été honoré à la fois comme auteur et comme comédien, une première à sa connaissance. Dans une interview accordée à Sud Ouest, il exprime sa fierté et souligne que la profession a surtout récompensé une équipe et un spectacle porteur de valeurs de tolérance et d’engagement.

Un spectacle artisanal et professionnel

Solès insiste sur le caractère humble mais solide de La Machine de Turing. Créée dans le off du Festival d’Avignon l’année précédente, la pièce conserve un côté artisanal, fruit du travail de professionnels heureux de collaborer. Selon lui, c’est cet esprit d’équipe que les Molières ont salué.

La fascination pour Alan Turing

L’acteur et auteur explique ce qui l’a séduit chez Alan Turing : un personnage à la fois héros et antihéros, mathématicien génial, bègue, homosexuel et peut-être autiste Asperger, mais aussi quelqu’un de joyeux. Solès a découvert son histoire par hasard il y a dix ans, avant le film Imitation Game et sa réhabilitation royale. Il a longtemps mûri ce projet, attendant après le film pour proposer sa propre vision du personnage. La rencontre avec Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon, a permis de programmer la pièce alors que l’écriture n’était pas encore finalisée.

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Un parcours éclectique et des racines régionales

Benoit Solès revient sur sa carrière variée, toujours ancrée dans le théâtre. Il avait déjà été nommé aux Molières pour Les Années Twist en 1996 et La Java des mémoires en 1995. Cette reconnaissance personnelle est un grand moment. Il évoque également l’accusation de plagiat dont il a été l’objet, qu’il qualifie de polémique injuste, affirmant avoir toujours cité ses sources.

Attaché à sa région natale, le Lot-et-Garonne, Solès se réjouit de jouer La Machine de Turing à Bonaguil en été et à Agen à l’automne. Il garde des souvenirs de spectateur et d’élève au théâtre Ducourneau. Lors de la cérémonie, il a retrouvé d’autres Lot-et-Garonnais comme Nicolas Claverie, Grégori Baquet et Bernard Campan, créant une véritable réunion de famille.

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