La photographe Elsa Parant, originaire de Castillon-du-Gard, présente sa nouvelle exposition intitulée « Florilège » à la Maison des remparts, du 29 août au 13 septembre. Après « Women and treet » en 2023, elle dévoile une série de photographies consacrées aux fleurs et aux plantes, un thème inspiré de son enfance.
Un parcours entre langues et photographie
Après des études de langues étrangères appliquées, Elsa Parant intègre l’école de photographie d’Amsterdam en 2013. Elle en sort diplômée en 2018 avec un travail très personnel, un livre d’artiste intitulé « Quand je serai grande », profondément ancré dans ce temps si précieux de l’enfance où réalité et imaginaire ne font qu’un.
Les portes de l’enfance restent ouvertes dans l’œuvre d’Elsa, de manière décomplexée, comme un acte de résistance face au désenchantement dans un monde de plus en plus artificialisé, simplifié et qui tend à tout expliquer mais ne ressent plus rien.
Une démarche artistique ancrée dans l’imaginaire
Interrogée sur l’évolution de sa démarche, la photographe explique : « Mes thèmes d’inspiration n’ont pas changé, la photographie est pour moi un moyen de rehausser le réel, de révéler l’éclat, le scintillement d’un monde sensible. À travers une imagerie onirique, inspirée du romantisme et des surréalistes, j’ai fait le choix d’appréhender la réalité par mes yeux intérieurs, mes mondes enchantés, mes forêts intimes et mes paysages enchantés. »
Concernant l’origine de ses idées, elle précise : « Les contes de fées ont nourri mon imaginaire et façonné mon langage visuel. Ils ont fait naître en moi une fascination pour cet espace fragile où réalité et imagination se mêlent, où la magie sommeille sous la surface du quotidien. La photographie est ma porte d’entrée vers cet espace, sans imagination nous ne pouvons pas vraiment voir la réalité. »
Un message poétique face à l’hyperrationalité
Elsa Parant souhaite offrir une alternative poétique et sensible à un monde hyperrationnel. « Mes images, d’une subversion discrète, invitent le spectateur à la pause et à l’émerveillement, nous rappelant que l’imagination n’est pas une fuite, mais une manière de voir véritablement. Elle transforme notre rapport au monde, non pas en niant la réalité, mais en lui donnant plus de profondeur », confie-t-elle.
Le thème de cette exposition puise directement dans ses souvenirs d’écolière : « Déjà dans mon enfance, lorsque j’étais élève à Castillon-du-Gard, notre instituteur nous faisait découvrir en pleine nature les plantes, les fleurs et constituer un herbier, ce sera le thème de cette deuxième exposition. »
L’exposition est visible du 29 août au 13 septembre à la Maison des remparts, place du 8 mai-1945. Ouvert de 10 heures à midi et de 18 heures à 20 heures. Entrée libre.



