En lien avec l’exposition consacrée au Front populaire, Jean-Pierre Cazaux, responsable au centre culturel et social de Boucau-Tarnos, animera une visite commentée le samedi 23 mai. Le parcours permettra de découvrir l’organisation sociale et architecturale d’un quartier marqué par l’histoire des Forges de l’Adour.
Un quartier chargé d’histoire
Fermée au culte en 1997 et inscrite en 2001 à l’Inventaire des Monuments historiques, l’église Notre-Dame-des-Forges est aujourd’hui dédiée aux manifestations culturelles. Le samedi 23 mai, elle sera le point de départ d’une visite commentée du quartier, proposée en prolongement de l’exposition photographique « Le temps conquis : commémorer le Front populaire avec Willy Ronis » qu’elle héberge jusqu’au 6 juin.
Une déambulation révélatrice
Jean-Pierre Cazaux, responsable de la section « généalogie et histoire locale » du centre culturel et social de Boucau-Tarnos, explique la forme que prendra la visite : « Ce sera une déambulation au travers du quartier des Forges, afin d’en présenter les différentes structures : église, écoles, coopérative et habitations édifiées à proximité de l’usine, dans le respect de la hiérarchie sociale et en application de la doctrine paternaliste. Les “maîtres des forges”, c’est-à-dire les propriétaires et dirigeants, avaient annoncé qu’ils veilleraient au bien-être matériel des ouvriers, puis à leur bien-être spirituel. »
Le Front populaire et les Forges
Paradoxalement, le Front populaire ne paraît pas avoir marqué l’histoire des Forges. « Il n’y a pas de trace d’événement majeur aux Forges de l’Adour en 1936. Il faut dire que les grèves les plus fortes ont eu lieu en 1920, avec quand même 57 jours de conflit, et en 1930, avec un mouvement plus long et plus dur encore, avec des épisodes de sabotage industriel », précise Jean-Pierre Cazaux.
Une imbrication géographique et historique
Lors de la construction de la cité des Forges à partir de 1881, il n’a guère été tenu compte des limites administratives. De fait, la délimitation suit le cours de « la Rigole », un caniveau d’évacuation qui coulait à ciel ouvert avant d’être busé. Une des maisons d’ingénieur a d’ailleurs la particularité d’être à cheval sur les deux communes. « On se trouve à Tarnos ou à Boucau selon la pièce que l’on occupe. Pratique », souligne l’historien.
Visite commentée le samedi 23 mai à 16 heures. Participation libre. Église des Forges, 8, rue de la Cité, Tarnos.



