Tempête Nils : la flèche de l'église Saint-Hilaire d'Agen arrachée, intervention périlleuse
Tempête Nils : flèche d'église arrachée à Agen, opération risquée

La tempête Nils frappe l'église Saint-Hilaire d'Agen

Dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 février, les vents violents de la tempête Nils ont arraché la flèche de l'église Saint-Hilaire d'Agen, située le long du boulevard Scaliger. La croix a été détachée et un morceau de la flèche en pierre manque, offrant un spectacle désolant aux habitants et aux autorités municipales.

Un spectacle de désolation au cœur de la ville

Anaïs Bergé, cheffe du service Bâtiments de la ville d'Agen, témoigne des dégâts considérables. « Le voisinage nous a alertés pour signaler des pierres endommagées sur la façade. Ce n'est que le lendemain que nous avons réalisé l'ampleur des dégâts : la croix était tombée », explique-t-elle. Au pied de l'édifice, des débris de pierre jonchent le sol, et le paratonnerre, initialement situé au-dessus de la croix, gît également à terre. Deux trous ont été référencés sur la couverture principale, causés par la chute des éléments.

Une intervention périlleuse pour sécuriser la croix

Alertés, les pompiers du Sauvetage en milieux périlleux et montagne (ex-Grimp) ont planifié une manœuvre inédite le lundi 16 février. Avec l'aide d'une grue prêtée par l'entreprise Dartus, ils ont accédé au crucifix suspendu dangereusement à 35 mètres de haut. Le lieutenant Roger Martin, en charge de l'opération, la classe « rouge en termes de danger », soulignant que le vent souffle six fois plus fort en altitude. L'adjudant-chef Cridelauze, responsable des sept pompiers, ajoute : « C'est périlleux, mais nécessaire pour éviter une catastrophe ».

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Des obstacles légaux et techniques

L'intervention a failli être compromise par des contraintes légales. « On est à la limite en termes d'utilisation de matériel privé », indique un pompier, pointant la grue utilisée. Après avoir attendu l'autorisation de l'Inspection du travail sous une pluie battante, le feu vert a finalement été donné. La croix, pesant 200 kilogrammes, représentait une sérieuse menace pour les passants et la toiture si elle était tombée, selon le lieutenant Martin.

Des dégâts persistants et des travaux à venir

Malgré la descente de la croix, des problèmes majeurs subsistent. Anaïs Bergé s'inquiète : « Ça prend l'eau ! », déplorant les tuiles arrachées et les infiltrations qui affectent les voûtes de l'église, dont la charpente est classée monument historique depuis 1920. Perchée à 30 mètres, la couverture nécessite un accès sécurisé, et un devis d'intervention est en attente. « J'espère que l'on pourra agir dans la semaine », manifeste-t-elle.

Reconstruction et coûts à définir

Les travaux de reconstruction s'annoncent complexes et coûteux. Il faudra refaire la flèche et la charpente à l'identique, en collaboration avec le corps des architectes des Bâtiments de France. Anaïs Bergé conclut : « Nous allons reconstruire en respectant l'existant, mais le coût des travaux reste encore à définir ». Cette tempête a laissé des traces durables sur ce patrimoine historique, nécessitant une mobilisation rapide pour préserver l'intégrité de l'édifice.

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