La mobilisation pour sauver la villa du docteur Robert Gros, située à Balaruc-les-Bains, ne faiblit pas. Menacée de destruction par un projet immobilier, cette demeure construite dans les années 1950 est au cœur d'une bataille patrimoniale. Une pétition mise en ligne il y a un an a déjà recueilli plus de 1 500 signatures.
Une demande de protection patrimoniale
Portée par le docteur Régis Ayats et l'association Balaruc Patrimoine Environnement, une demande officielle de protection patrimoniale vient d'être adressée à la municipalité et aux services de l'État. « Notre démarche n'est pas du tout contre la municipalité, mais bien dans la volonté de préserver notre patrimoine », tient à préciser Régis Ayats.
Pour les défenseurs de cette maison, « cette demeure n'est pas une simple habitation ancienne. Elle est intimement liée à la figure du docteur Gros, médecin thermal, historien et poète, acteur majeur du développement du thermalisme moderne et de la valorisation du patrimoine local au XXᵉ siècle. Il fut notamment engagé dans la reconnaissance de la chapelle Notre-Dame d'Aix, aujourd'hui protégée au titre des monuments historiques ».
Le plan architectural et paysager est également mis en avant. Cette villa représente selon eux « un témoin rare du développement de la station thermale. Située en bordure de l'étang, elle contribue à l'identité visuelle et à l'équilibre du paysage local. Sa destruction au profit d'un projet plus dense risquerait d'altérer durablement la qualité du site ».
En faire un espace culturel
Quant à l'avenir de cette villa, au-delà de la sauvegarde d'un bâtiment et des enjeux environnementaux, les défenseurs du site avancent : « on pourrait faire de ce lieu un espace culturel, pédagogique et patrimonial, en cohérence avec l'identité de Balaruc-les-Bains, tournée vers la santé, le bien-être et la valorisation de son histoire ». Ils précisent que leur demande « porte sur l'engagement d'un examen patrimonial approfondi et sur l'étude d'une mesure de protection, afin d'éviter la disparition irréversible de ce témoin essentiel de l'histoire locale ».
Affaire à suivre…



