La décision est imminente et doit être rendue entre le 24 et le 27 juillet à Busan (Corée du Sud) où se réunit l’agence onusienne. Après vingt ans d’attente, les plages du Débarquement vont enfin savoir si elles décrochent (ou non) leur inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce serait « une immense reconnaissance envers ceux venus se faire trouver la peau pour en finir avec le nazisme », estime Hervé Morin, le président de la région Normandie, qui porte ce projet initié en 2008.
Les sites concernés par la candidature
La candidature concerne les cinq plages du Débarquement connues sous leur nom de code Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword ainsi que la Pointe du Hoc, lieu de combats décisifs, la batterie d’artillerie allemande de Longues-sur-Mer et le port artificiel d’Arromanches-les-Bains, dit Port Mulberry, composé d’énormes caissons en béton fabriqués en Angleterre pour faciliter la logistique alliée. De nombreux cimetières militaires et monuments commémoratifs sont également associés.
Impact touristique et économique attendu
Au-delà du symbole, la Normandie pourrait aussi tirer d’importants bénéfices de cette inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Les plages « portent la mémoire d’un combat pour la liberté et la paix » et sont devenues « un lieu de rassemblement mondial », met ainsi en avant le dossier de candidature. L’an dernier, près de 1,8 million de visiteurs ont afflué sur les sites du Débarquement, dont plus d’un tiers d’étrangers, venus notamment du Royaume-Uni, des États-Unis ou d’Allemagne.
Selon le comité régional du tourisme, ces flux ont généré 700 millions d’euros de recettes en 2022, dernière année pour laquelle la statistique est disponible. Avec à la clé, plus de 8.400 emplois directs et indirects. « Le tourisme mémoriel continue de croître en Normandie », explique Hervé Morin qui table sur une hausse de 15 % du tourisme en cas d’obtention du label Unesco.



