Olivier Heyral prend la tête de la Coordination des clubs taurins
Depuis le 21 janvier 2026, Olivier Heyral préside la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard. Cette structure fédère plus d'une trentaine d'associations dédiées à la culture taurine dans la région. Son élection marque un nouveau chapitre pour cette organisation qui œuvre à la préservation et au développement des traditions tauromachiques locales.
Une succession naturelle après deux ans de mandat
Olivier Heyral succède à Roland Cecchi-Tenerini, arrivé au terme de son mandat à la tête de la Coordination. Le règlement interne stipule en effet que le président ne peut exercer qu'un mandat de deux ans, renouvelable une seule fois. Cette rotation régulière permet de renouveler les perspectives tout en maintenant la continuité des actions.
« Ayant remplacé au mois d'octobre Eric Dumond, président du club Les Amis de Toros, lors d'une réunion, j'ai pu mesurer l'ambiance et le rôle de la Coordination », explique Olivier Heyral. « Dès lors, au cours de l'assemblée de janvier 2026, j'ai posé ma candidature et à l'issue du vote j'ai été élu à la présidence. »
Une histoire familiale profondément liée à la tauromachie
Le nom Heyral évoque immédiatement l'histoire taurine nîmoise. Loulou Heyral, qui a dirigé la cavalerie des arènes de Nîmes à l'époque de Ferdinand Aymé, était le cousin germain de mon père Jean, précise le nouveau président. Son fils Philippe a repris le flambeau, et son grand-père était associé au transport de toros. « Les chevaux et les toros ont depuis très longtemps été liés aux activités de notre famille », souligne-t-il.
Une afición précoce et durable
Originaire de la rue Henri IV à Nîmes, Olivier Heyral est un pur enfant de la ville. Sa première expérience aux arènes remonte à 1965, lors d'une corrida où El Cordobés figurait au cartel. Depuis l'enfance, ses passions ont été les toros, les taureaux, les chevaux et le dressage classique. Sa fréquentation régulière de la revue Toros a particulièrement développé son afición.
Professionnellement, il est chef d'entreprise depuis 2010 dans le secteur de la robinetterie industrielle, partageant sa vie entre Nîmes et Aix-en-Provence où se trouve le siège de sa société. Malgré ses déplacements professionnels fréquents, la tauromachie conserve une place privilégiée dans ses activités.
Des souvenirs indélébiles des arènes
Interrogé sur ses images majeures des gradins des arènes, Olivier Heyral évoque plusieurs moments forts :
- Ojeda en 1983
- José Tomás ou Nimeño II devant les toros de Guardiola
- Plusieurs journées de Paquirri
- Le rejoneador João Moura père au Grau-du-Roi
- Juan Villanueva et Curro Caro dans des contextes particuliers
« Ouvrir nos actions en direction de la jeunesse »
À la tête de la Coordination, Olivier Heyral entend développer plusieurs axes prioritaires. « Je crois d'abord que le toro doit toujours rester au cœur de nos pensées et de nos démarches », affirme-t-il. La préservation de ce patrimoine et de cet héritage constitue une priorité absolue.
Il souhaite également renforcer les liens entre tous les clubs, associer différentes formes de tauromachie de manière réfléchie, et établir des dialogues permanents. Mais son engagement principal concerne la jeunesse : « Je suis très attaché surtout à l'idée d'ouvrir au maximum nos actions en direction de la jeunesse. C'est impératif ».
Pour atteindre cet objectif, il compte utiliser tous les moyens actuels, y compris les réseaux sociaux, pour sensibiliser les nouvelles générations à la culture taurine et assurer la transmission de ces traditions.



