Un projet de musée des mémoires prend forme au Cafi sous l'impulsion de l'association Mémoire de La Poudrerie et du Livradais
L'association Mémoire de La Poudrerie et du Livradais, emmenée par son président Gérard Fillol, a tenu une réunion cruciale suite à une rencontre du 2 février, où a été évoqué en détail le futur musée des mémoires au Cafi. Cette initiative vise à créer un lieu de mémoire vivant, centré sur l'histoire locale depuis la construction de La Poudrerie en 1939.
Une collaboration large pour un projet d'envergure
Lors de cette réunion, aux côtés de l'association, étaient présents des représentants de la Communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois (CAGV), des associations de résidents et d'anciens résidents œuvrant pour la préservation de la mémoire du site, des anciens combattants, ainsi que le maître d'œuvre du projet. La municipalité s'appuie également sur l'expertise de l'agence bordelaise Scarabée, composée d'architectes, d'une historienne et d'une scénographe.
Cette agence a détaillé une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage en cinq phases s'étalant sur plusieurs mois, incluant un préprogramme d'environ huit mois. Les experts de Scarabée affirment que la nature historique, géographique et ethnographique du projet en fait « le plus important auquel nous ayons participé », soulignant son ambition de créer un espace mémoriel dynamique.
Défis techniques et questionnements éthiques
Gérard Fillol a insisté sur la nécessité de trouver un « fil rouge reliant toutes les strates de cette histoire locale », en mettant l'accent sur la dimension ethnologique. « Il faut réfléchir en fonction de la dimension ethnologique. La grande diversité des populations installées dans la vallée du Lot depuis 1870 est le cœur de notre identité », a-t-il rappelé, soulignant l'importance de cette diversité pour l'identité régionale.
Cependant, les intervenants ont soulevé un défi majeur : la présence massive de termites dans les structures existantes visées pour le projet, notamment trois barres de l'ancien camp militaire devenu Cafi. Cela a conduit à un questionnement primordial : « Faut-il restaurer l'existant ou reconstruire à l'identique ? » Le coût de l'opération est actuellement estimé à environ 3 millions d'euros, selon Gérard Fillol.
Perspectives futures et prochaines étapes
Au-delà de cette rencontre, Gérard Fillol indique s'être entretenu avec la sociologue Pôleth Wadbled, spécialiste du Cafi, qui travaille sur une situation similaire près de Montluçon, dans le Bourbonnais. Cela pourrait apporter des insights précieux pour le projet.
La prochaine réunion de l'association Mémoire de La Poudrerie et du Livradais est déjà fixée : elle se tiendra au Centre culturel livradais, le lundi 23 février, à 20 h 30. Cette réunion permettra de poursuivre les discussions sur la faisabilité, le financement et les aspects techniques de ce musée ambitieux, qui vise à honorer la mémoire collective tout en s'adaptant aux contraintes pratiques.



