Jeudi 27 août, à 14 h 30, la Maison du mineur de La Grand-Combe proposera la dernière visite de l'été de l'exposition « Ma commune, mon histoire », en compagnie de Tristan Picard, médiateur des expositions des Archives départementales. Installée dans la salle des lavabos, cette exposition retrace la vie des communes et de leurs éléments constitutifs à travers les documents conservés dans les fonds départementaux, richement illustrés pour l'occasion.
Un parcours à travers les archives communales
Tristan Picard explique : « On retrouve l'éternel bâtiment mairie-école, le relais de poste, le télégraphe, les premiers chemins de fer, tout ce qui a accompagné l'évolution de la vie communale au XIXe siècle. » Mais tout l'intérêt de la visite naît dans les échanges, quelques parallèles parfois tentants avec les mœurs et habitudes d'aujourd'hui, ainsi que tout ce qui se raconte autour des panneaux.
« Il y a un document, une explication historique, puis j'approfondis avec le public. On parle de la naissance du cadastre, de celle des écoles, et il y a plein d'anecdotes », ajoute le médiateur. Certaines sont particulièrement parlantes dans le Gard. « À cette époque, le Gard, avec l'Aude, l'Hérault et les Bouches-du-Rhône, produit les trois quarts du vin en France. Ça avait même un impact sur le rythme scolaire, puisque l'on rentrait au mois d'octobre, après les vendanges ! »
La naissance des communes et le rôle du chemin de fer
Le parcours revient naturellement sur la naissance même des communes, avec le décret du 14 décembre 1789 et la création de quelque 44 000 municipalités, contre environ 35 000 aujourd'hui. « La France reste plus que jamais attachée à cet échelon local, à cette proximité », souligne Tristan Picard.
Et à La Grand-Combe, difficile évidemment de passer à côté du chemin de fer. « Ici, son importance a été capitale », insiste-t-il.
Une exposition accessible jusqu'en septembre
« Ma commune, mon histoire » fait partie de la trentaine d'expositions que les Archives départementales font circuler au plus près des Gardois. Après cette dernière visite accompagnée de l'été, les visiteurs de la Maison du mineur pourront continuer à la découvrir librement tout au long du mois de septembre.



