Visites guidées à Draguignan : la cité du Dragon se dévoile chaque jeudi
Draguignan : visites guidées de la cité du Dragon chaque jeudi

Jusqu'à la fin du mois d'août, chaque jeudi matin, l'office de tourisme de Draguignan organise des visites guidées gratuites qui retracent l'histoire de la cité du Dragon. Le parcours culmine au sommet de la tour de l'Horloge, offrant un panorama sur l'ensemble de la ville. Face à l'affluence enregistrée cette année, l'office a dû ajouter plusieurs dates à son calendrier.

Un voyage dans le temps, du Ve siècle à aujourd'hui

Le rendez-vous est fixé à 9 heures devant l'office de tourisme. Les inscriptions affichent complet. Frédéric Lanore, le guide, accueille son groupe de douze personnes, salué par une pluie de « bonjour » qui ponctue sa matinée. La visite commence par un bond dans le passé, direction le Ve siècle, lorsque l'évêque d'Antibes aurait terrassé un dragon, donnant à la ville son surnom de « cité du Dragon ».

Le guide rappelle également la puissance passée de la commune, préfecture du Var de 1200 à 1974, avant que Toulon ne prenne le relais. « C'était une ville prête à accueillir le pouvoir. Draguignan était plan-plan, tranquille, mais ça a ses qualités : le rythme de vie y est calme et stable », explique Frédéric Lanore.

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Des anecdotes à chaque coin de rue et une chapelle secrète

La marche débute boulevard Georges Clemenceau, en direction du théâtre de l'Esplanade. Chaque rue, chaque façade a droit à son histoire, racontée avec énergie par le guide. Nelly, habitante d'Eure-et-Loir en vacances avec ses enfants, apprécie : « On voulait visiter la ville, et quand j'ai vu qu'il proposait des visites guidées sur le site de l'office de tourisme, j'ai sauté sur l'occasion. C'est plus sympa d'avoir des anecdotes sur les lieux qu'on visite. »

Le parcours mène ensuite à une petite chapelle, méconnue même des habitants, qui abrite une centaine d'œuvres de l'artiste Danielle Jacqui, réalisées entre les années 1980 et 2000 à partir de matériaux divers : terre, boutons de culotte... Les couleurs saisissent les visiteurs. « Wahou, on ne s'attend pas du tout à ça », lâche l'un d'eux. « On en prend plein la vue », renchérit un autre.

Entre touristes de passage et fierté locale

Si la plupart des participants viennent de l'extérieur (Marne, Drôme, Marseille, Pays de la Loire), d'autres sont nés à Draguignan. Lillo, habitant depuis quinze ans, confie : « J'ai toujours voulu faire cette visite. Je la fais maintenant que j'ai le temps, depuis que je suis à la retraite. J'apprends plein de choses alors que je connais bien la ville. » Marianicq, installée depuis novembre, ajoute : « Quand c'est Frédéric qui fait la visite, j'y vais. J'adore Draguignan parce qu'il y a une vraie richesse culturelle. »

Frédéric Lanore, visiblement passionné, n'hésite pas à débattre avec les visiteurs, notamment si l'on évoque l'idée que la ville serait « morte ». Il continue de proposer ses visites gratuites pour que l'histoire de la cité du Dragon résonne au-delà de ses remparts. Il reste encore une semaine pour profiter de l'expérience : réservation sur le site de l'office de tourisme ou par téléphone au 04.98.10.51.05.

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