Une novillada sans éclat
La novillada qui clôturait la saison taurine espagnole des fêtes de Beaucaire, ce dernier dimanche de juillet 2026, n'a pas laissé de souvenirs impérissables. Devant une faible assistance et sous un ciel panaché balayé par un vent intermittent, les deux heures quarante-cinq de spectacle n'ont offert que deux oreilles coupées, signe d'une après-midi pauvre en émotions. Selon Roland Massabuau, chroniqueur taurin de Midi Libre, le bétail du Curé de Valverde, pourtant irréprochable de présentation, n'a guère permis aux toreros de briller.
Un bétail correct mais sans relief
Les six toros du Curé de Valverde, seuls à être lidies intégraux de la saison, sont passés trois fois par le picador, montrant une bravoure mesurée sans offrir de franches possibilités. Le premier de la tarde a été le plus réservé, limitant l'expression des novilleros. Le manque de transmission et de mobilité des animaux a contraint les toreros à forcer les passes, sans jamais atteindre la profondeur recherchée.
Le bilan des toreros
Pepe Luis Cirugeda, déjà présent l'an dernier aux arènes Paul-Laurent, a fait montre de sa décision et de son effort constant, mais sans parvenir à marquer les esprits. Il a obtenu une oreille, tout comme Pedro Andrés, formé à l'école taurine de Salamanque. Ce dernier a d'abord été contrarié par un adversaire particulièrement timide, avant de s'investir dans une faena méritoire récompensée par le public. Quant au Péruvien Pedro Luis, qui avait fréquenté plusieurs écoles espagnoles, il a construit une faena cohérente dans les deux premiers tiers, mais ses échecs à l'épée lors du sixième combat ont gommé sa détermination, le privant de trophée et lui valant deux avis puis le silence.



