Cinq lieux historiques du Mourillon dévoilés par une passionnée de Toulon
Cinq lieux historiques du Mourillon par une passionnée

L'historienne Évelyne Maushart, passionnée par le passé de Toulon, a sélectionné cinq endroits emblématiques du Mourillon, à découvrir ou redécouvrir. Son dernier livre, « Le Mourillon : un faubourg toulonnais », est disponible sur le marché du Cours Lafayette, où elle tient un stand. L'ouvrage de deux cents pages mêle illustrations et récits captivants sur l'évolution de ce quartier.

Le prieuré de Lamalgue : un hauteur du Tout-Paris

« Il faut savoir que le Mourillon a été l'un des premiers faubourgs de Toulon avec Saint-Jean du Var et le Pont-du-Las, bien avant tous les autres ! », explique Évelyne Maushart. Dans les années 1840, le prieuré de Lamalgue était un lieu prisé. Confisqué par l'État, il est devenu un bien national avant d'être revendu à des particuliers. Le médecin parisien Germain Cloquet en fut le premier propriétaire de 1842 à 1873, suivi de Paul Monet jusqu'à la guerre. « Il faut s'imaginer qu'au bout de la corniche actuelle, il y avait 8 000 hectares de terrain naturel. Aujourd'hui, le lieu est situé près de l'hôtel des Voiles. Germain Cloquet y a fait pousser de nombreuses plantes et recevait le Tout-Paris à Toulon. Le jeune Gustave Flaubert, qu'il connaissait, est venu en villégiature ici », raconte l'historienne. Plus tard, des personnalités comme Pierre Fresnay, Yvonne Printemps, Arletty ou Mayol sont venues s'y reposer.

Le fort Lamalgue : prison des révolutionnaires

Construit en 1764, le fort Lamalgue est le troisième fort de Toulon après la Tour Royale et le fort Saint-Louis. « Il a servi de prison pour les révolutionnaires », précise Évelyne Maushart. L'émir Abdelkader, grand chef algérien combattant les Français, y a été détenu avec toute sa famille avant d'être transféré vers une prison à Paris.

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Le monument aux sous-mariniers : un lieu de mémoire récent

Inauguré en 2009 dans le parc de la Tour royale, le monument aux sous-mariniers rend hommage aux militaires toulonnais morts en service. « On y trouve les noms et grades de tous les militaires toulonnais décédés en service. Un lieu de mémoire », souligne l'historienne.

La stèle des parachutistes de Mannheim : un traumatisme

Au niveau de la première anse du Mourillon, une stèle commémore les parachutistes morts à Mannheim en 1982. « Un traumatisme », qualifie Évelyne Maushart. « C'était pourtant un événement festif. Mais l'hélicoptère dans lequel les Toulonnais avaient embarqué a eu un accident et tous sont morts. Leur mémoire demeure au bord de la mer grâce à ce monument. »

Les bains de mer : une tradition disparue

En 1853, les bains de mer toulonnais étaient réputés, notamment les bains Almeras. « S'est développé au Mourillon une sorte de complexe de bains de mer qui a eu son petit succès », raconte l'historienne. Des cabanes sur pilotis et des plongeoirs ont été construits. En 1863, les bains Sainte-Hélène ont marqué l'histoire locale. « Hélas, l'avènement de la Seconde Guerre mondiale a mis fin à tout ça », regrette-t-elle.

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