Depuis début juin, la chapelle de l’Institut Sainte-Marthe, située avenue de Montferrat à Draguignan, est en travaux. Cette remise en conformité est nécessaire pour l’édifice religieux qui accueille les élèves de l’établissement privé. La chapelle abrite l’un des premiers autels construits en hommage à l’apparition de la Sainte Vierge à Lourdes en 1858.
Un chantier d’envergure visible de l’extérieur
Échafaudages, bâches en plastique protégeant bancs, autels et sculptures sacrées : l’intérieur de la chapelle de style napoléonien est sens dessus dessous. La porte d’entrée est momentanément réservée aux allées et venues des corps de métier.
La chapelle peut accueillir une centaine de personnes. Elle est utilisée pour l’aumônerie, les célébrations religieuses et les temps forts de l’établissement. « Nous l’ouvrons aussi pour la fête de la Sainte Vierge, une fois par an », souligne Christophe Da Silva, principal du collège éponyme, en dévoilant l’autel qui lui est dédié.
Une sculpture sur le bas-relief représente l’apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle, à Lourdes. « Il serait l’un des premiers autels consacré à l’apparition de la Sainte Vierge à Bernadette Soubirous, en 1858 », indique Christophe Da Silva. Accrochés aux murs à proximité de la statue de Notre-Dame de Lourdes, de nombreux ex-voto, certains très anciens, témoignent de la dévotion des croyants.
70 000 euros de travaux pour la première phase
Christophe Da Silva, qui dirige l’établissement d’enseignement secondaire depuis sept ans, supervise le chantier. Initialement, il n’envisageait qu’un simple « rafraîchissement », mais un rapport de non-conformité de la commission de sécurité a imposé des travaux plus lourds. « Il fallait que l’on refasse l’électricité qui n’avait pas été revue depuis 40 ans, ainsi que la sécurité incendie. Nous en profitons pour revoir la sonorisation et tout l’éclairage pour mettre encore plus en valeur la chapelle », précise-t-il.
Le coût de cette première phase est estimé à 70 000 euros. Cette somme est financée à hauteur de 30 000 euros par la congrégation des Sœurs de la charité de sainte Jeanne-Antide Thouret de Besançon, propriétaires des lieux. Le reste revient à l’Organisme de gestion de l’enseignement catholique (OGEC) qui assure la gouvernance de l’ensemble de la structure.
Une deuxième phase centrée sur la restauration
Si la première phase peut se poursuivre jusqu’à fin juillet, une deuxième phase d’envergure est à l’étude, centrée sur la restauration. « Une expertise a été faite par Jean-Louis Atoch, délégué du Var à la Fondation du patrimoine. Nous avons constaté des petites fissures ici et là, mais dans l’ensemble la structure est saine, c’est une bonne nouvelle », assure Christophe Da Silva.
D’autres travaux devront être envisagés, comme repeindre la voûte, les murs, la nef, etc. Les longes de bois au sol affaissées ainsi que les boiseries portent aussi les stigmates du temps, tout comme la sacristie qui « devra être entièrement refaite, et ce ne sera pas du luxe ! », souligne l’enseignant.
Un appel aux dons et une possible ouverture au public
Le deuxième chantier sera difficile à financer sans aide extérieure. « Pour ça, nous allons faire appel aux dons et au mécénat. Nous le ferons par ordre de priorité », annonce Christophe Da Silva. Il envisage même une éventuelle ouverture de la chapelle au public, comme ce fut le cas par le passé : « Elle pourrait accueillir des expositions, être une halte de lieu sacré lors des processions… On pourrait faire des choses ici. Une fois restaurée, autant en faire profiter un plus grand nombre ! C’est un vestige du patrimoine local ! »
Son vœu sera-t-il exaucé ? Seul l’avenir le dira.



