La bravade des Espagnols a une fois de plus animé les rues de Saint-Tropez ce lundi 15 juin. Cet événement annuel commémore la victoire des Tropéziens contre les Espagnols en 1637. Une journée chargée d'émotion et de ferveur, où la poudre et les traditions se mêlent pour un dernier hommage avant la fin de la saison.
Une matinée hors du temps
Depuis 389 ans, la bravade rythme la vie de Saint-Tropez. Dès le matin, le roulement des tambours réveille la cité. La clique annonce le début des festivités, puis l'état-major apparaît, la milice au complet. La procession se dessine autour de l'église paroissiale, où les saints sortent de leur écrin sacré, portés par les Provençales. Ce premier rempart fleuri et coloré émerveille les visiteurs, venus nombreux pour cette journée si spéciale.
Les tromblonnades et le buste du chevalier Torpès
À l'arrière, les premières tromblonnades grondent. Le buste du chevalier Torpès prend enfin la lumière, entouré de sa garde rapprochée. Pour cet ultime tour de ville, le 468e capitaine admire ses troupes. Des souvenirs indélébiles pour les participants, des images inoubliables de reconnaissance d'un village tout entier. Une commémoration immuable pour saluer la force, le courage et la détermination des aïeux face aux conquérants espagnols le 15 juin 1637.
La procession s'achève dans l'émotion
Le moment où la procession s'essouffle arrive. Les cantiques s'envolent dans l'église paroissiale, les notes finales retentissent dans la nef. Les costumes seront bientôt rangés dans les placards, mais l'ange gardien veillera toujours sur la cité.
La famille Ghigo à la tête de l'état-major
Cette année, la famille Ghigo a dirigé l'état-major. Ensemble, jusqu'au bout, la mission s'achève, le stress redescend. La famille savoure ces instants de plénitude, une bravade immortelle à leurs yeux. Le goût des traditions se cultive dès le plus jeune âge chez les Provençales, comme en témoigne le défilé des générations après la grande procession du 17 mai dernier.
Des costumes flamboyants et des salves de tirs
Les costumes flamboyants des femmes ont chassé les nuages menaçants du début de matinée. Les salves de tirs surprennent toujours les touristes de passage dans le village varois. La flamme de la marine est éternelle dans le ciel tropézien. Les bachis s'alignent devant le buste sacré, les forces vives scrutent les commandements de Jean-Michel Panacci avant l'embrasement final.
Saint Pierre porté par les sauveteurs
Saint Pierre, l'un des quatre saints en plus du patron saint Tropez, a défilé sur les épaules des sauveteurs en mer. Hissé dans les airs, il a contemplé la carte postale qui s'offrait à lui : l'authenticité des venelles secrètes, l'enfilade de chapeaux ordonnés par rang de quatre.



