Bravade de Saint-Tropez : émotion et fraternité pour la 468e édition
Bravade de Saint-Tropez : émotion et fraternité

Une matinée d'allégresse pour clore la Bravade

Ce lundi, la descente de Sainte-Anne a vibré au rythme des bravadeurs et des Provençales, petits et grands sautillant ensemble dans une ambiance festive. Avant le discours final du capitaine de ville, Jean-Pierre Ghigo, à la salle Jean-Despas, ce fut une parenthèse musicale et joyeuse.

L'union et la fraternité au cœur des festivités

Les enfants volaient, la clique exaltait, les paysannes virevoltaient, les marins se déchaînaient, les mousquetaires escortaient et les gardes saint protégeaient. Chaque bravadeur trouvait naturellement sa place dans l'euphorie générale. Avant la dernière danse, les Tropéziens ont partagé un verre, un morceau de sandwich ou une part de pizza sur les hauteurs verdoyantes de la cité, reprenant des forces avant la descente. L'occasion de revenir sur les meilleurs moments de cette édition venteuse mais ensoleillée.

Soudain, les fifres se sont échauffés, suivis des tambours et des clairons. La clique s'est préparée, les Provençales aussi. Le tambour-major, Romuald Nannelli, a lancé la tant attendue farandole avant de récupérer sa fille dans ses bras. Quelques secondes plus tard, une jeune artisane a repéré une chaussure égarée, une autre a ajusté sa coiffe. Les habitants se sont accrochés les uns aux autres, l'union totale.

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Des hommages émouvants

Serge Astézan a salué une bravade exceptionnelle. Lors du vermouth d'honneur, le cépoun a longuement remercié les bravadeurs présents et rendu un hommage particulier aux absents : « J'ai une pensée émue pour tous ceux qui ont dû renoncer, la mort dans l'âme, à cette bravade à cause de la maladie. » Les grands moments d'émotion ont été évoqués, comme le salut en costume d'Albert Restituito, 96 ans, ou celui de Lucien Bergond, commandant incontournable des marins. L'amour fraternel unissant Christophe Marron et Franck Ghigo a également été souligné : pour la première fois depuis son accident, le marin a revêtu sa vareuse et sa marinière pour saluer son ami. « Cela ne s'explique pas, il faut le vivre pour le comprendre », a vibré Serge Astézan.

Le discours du capitaine de ville

Après un triple ban, la parole a été donnée au maître de cette 468e édition. « Je ne pouvais pas rêver mieux pour cette soixantième année. Toute ma famille a été impliquée à 100 % », s'est émerveillé Jean-Pierre Ghigo. Le capitaine de ville a délivré un discours empreint de simplicité, n'oubliant aucun proche dans ses remerciements. « Franck, mon fils, tu as su lier autorité et bienveillance. Je n'ai jamais douté de toi. Tu as été un grand major même si tu es parfois un peu ronchon », a-t-il complimenté avant de s'adresser à ses petits-enfants : « Benjamin, tu as tourné le drapeau avec sérieux et panache et Louis tu l'as guidé dans la bienveillance. Je suis fier de vous. » Un moment de silence, quelques applaudissements, puis l'ultime confession : « La bravade est un moment magnifique où tout le monde se parle, s'apprécie, se soutient et je vous l'assure, cette flamme n'est pas prête de s'éteindre. »

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