Arthur Harari : « Il faut nommer les choses, dire le réel »
Arthur Harari : « Il faut nommer les choses, dire le réel »

Arthur Harari, réalisateur de « L'Inconnue », film kafkaïen avec Léa Seydoux, et signataire de la pétition anti-Bolloré, s'exprime sur son engagement et son œuvre. Dans un entretien exclusif, il revient sur les raisons de sa signature : « La raison pour laquelle j’ai signé, c’est qu’il faut nommer les choses, dire le réel. » Il distingue le travail des équipes de Canal+ de l'idéologie de son actionnaire Vincent Bolloré.

Un film entre rêve et cauchemar

« L'Inconnue » adapte la bande dessinée du frère d'Arthur Harari. Le pitch fantastique imagine un corps investi de force, puis perdu, peut-être pour toujours. Cette version kafkaïenne d'une possible comédie américaine d'Harold Ramis devient un objet fascinant qui prend à rebours les certitudes du spectateur. L'étrangeté du film tient autant à son concept qu'à sa forme : une déambulation inquiète dans une France banlieusarde où tout se transforme, des quartiers entiers aux habitants eux-mêmes.

Un réalisateur engagé

Arthur Harari, connu pour « Onoda », n'hésite pas à prendre position. La pétition anti-Bolloré, signée par de nombreux professionnels du cinéma, dénonce l'influence de l'actionnaire de Canal+ sur la politique éditoriale de la chaîne. Pour Harari, il est essentiel de « nommer les choses » et de ne pas taire les réalités du milieu.

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Le réalisateur craint un monde où les espaces et les identités s'effacent. Son film explore cette angoisse avec une forme tordue et captivante, faisant écho à ses préoccupations sur la transformation du paysage médiatique et culturel français.

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