Depuis le 22 juillet 2026, une équipe d'archéologues menée par Émilie Cipolloni, archéologue pour le département du Var, s'active sur l'ancien terrain de football du Luc, à proximité du club de tennis. Ce chantier de sondage précède la construction du futur collège Pierre-de-Coubertin, dont l'ouverture est prévue en 2032. L'objectif est d'évaluer le potentiel historique du site avant le début des travaux.
Un diagnostic archéologique obligatoire
Le Département a lancé ces diagnostics pour détecter d'éventuels vestiges. Malheureusement, comme le confie Émilie Cipolloni : « Malheureusement nous n’avons rien déniché depuis le début de nos investigations. C’est dommage, on espérait au moins trouver un petit quelque chose. » Malgré cette déception, l'archéologue rappelle que l'étude des sols est une étape réglementaire indispensable : « Même si on ne découvre rien, on ne creuse jamais dans le vent. »
Une équipe de cinq personnes mobilisée
Le chantier s'étend sur 2 500 m². Cinq personnes sont mobilisées : trois archéologues et deux pellistes, dont le rôle est crucial pour creuser et mettre au jour les richesses enfouies. Les tranchées peuvent atteindre jusqu'à quatre mètres de profondeur. « Il nous arrive parfois de descendre à plus de quatre mètres de profondeur. Autant vous dire que le port d’un équipement de sécurité est obligatoire », précise Émilie Cipolloni.
Une méthode rigoureuse
En France, la réglementation impose que la surface sondée représente 7 à 10 % de la superficie totale du projet. « Vu le chiffre, il y a forcément une part de chance quand on s’engage dans un chantier de fouilles, mais pour le reste, rien n’est laissé au hasard : l’emplacement et la disposition des tranchées sont optimisés pour croiser le maximum de vestiges », explique l'archéologue. Elle souligne également que l'archéologie demande beaucoup de patience : « On passe beaucoup plus de temps à attendre et à observer qu’à utiliser le fameux petit pinceau pour dépoussiérer. »
Un territoire riche en vestiges
Émilie Cipolloni, qui a travaillé dans les Bouches-du-Rhône avant d'investir le Var, affirme que le Var est un secteur historique extrêmement intéressant. « On y a déjà trouvé une soixantaine de dolmens et plusieurs tumulus datant de la préhistoire. » Ces découvertes témoignent de la richesse du département. La cheffe de projet confie : « J’ai toujours été attirée par le patrimoine et l’héritage culturel. Lorsque je suis sur un chantier archéologique, ça me fait toujours quelque chose de reconstituer une partie de l’histoire. »
Le chantier devrait se poursuivre jusqu'à la fin juillet 2026. Ensuite, les tranchées seront rebouchées. Dans quelques mois, le skatepark adjacent sera détruit pour de nouvelles opérations de sondage. Émilie Cipolloni espère y faire des découvertes plus intéressantes.



