Victorien : deux ans après la Star Ac, son premier album « Il fallait le faire »
Victorien : deux ans après la Star Ac, son premier album

Deux ans après être sorti prématurément de la Star Academy, le Frontignanais Victorien a pris sa revanche avec un solide début de carrière. Il sort son premier album « Il fallait le faire » et se confie avant son concert du jeudi 11 décembre à la salle Victoire 2 à Montpellier.

Un parcours fulgurant

Depuis sa sortie de la Star Ac, Victorien a enchaîné les projets : un album, une tournée, des concerts à Paris, des clips. « Ça n’a aucun sens. Franchement, c’est assez fou parce que j’ai l’impression que ça a duré deux mois. Tellement les jours s’enchaînent, vont très très vite. Et j’ai l’impression d’avoir vécu dix vies », confie-t-il. Il ajoute : « Des fois, je revois des trucs, c’était il y a six mois, j’ai l’impression que c’était il y a cinq ans. J’essaye de juste profiter de chaque jour dans cette vie-là, parce qu’on ne sait jamais combien de temps ça dure. »

Pour Victorien, cette success story est aussi une course contre la montre : « Il y a une course contre la montre et une énorme reconnaissance. On est une poignée à pouvoir vivre de la musique et le faire si vite dans une carrière, c’est incroyable. L’exposition télé aide énormément à ce propos. »

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Un premier album éclectique

« Il fallait le faire », sorti le 31 octobre 2025, compte douze titres entre intime et universel. Interrogé sur son style, Victorien refuse de se laisser enfermer : « Je n’ai pas forcément envie de me mettre dans une case “OK, Victorien, c’est du slam, Victorien, c’est de la chanson d’amour, Victorien, c’est ça”. Je me dis que si demain, j’ai envie d’écrire une chanson sur les chats et que ça fasse danser tout le monde, je le ferai. Dans deux ans, je ne ferai pas la même chose. Le plus important, c’est de continuer à chercher, à évoluer et à aimer ce qu’on fait. »

Des collaborations clés

À sa sortie du château, Victorien a été contacté par l’artiste Achille, dont il était fan. « Il m’a envoyé un message en me disant “c’est super ce que tu fais”. J’avais juste posté un ou deux guitares-voix d’une de mes compos en sortant de la Star Ac. (…) On a parlé un petit peu, on est allé boire un café sur Paris, deux cafés, trois cafés. Il a aimé le côté un peu mec banal qui écrit ses chansons. » Achille a produit bénévolement le premier single et a présenté Victorien à des directeurs artistiques de labels, ce qui a permis la signature. « Maintenant, il bosse sur le projet. Il fait de la réalisation, toute la partie instru sur les chansons. On coécrit un peu ensemble. J’aime de plus en plus coécrire parce que je me rends compte que ça m’emmène ailleurs et à faire mieux. »

Victorien collabore aussi avec Armand Auclair du groupe Hopen, un « génie de la musique » qui s’occupe de la composition numérique. « Ma manageuse me l’a présenté. Et on n’avait pas encore vraiment de pianiste sur le projet… Il sait un peu tout faire. »

Sur scène, un nouveau souffle

Victorien se sent désormais chez lui sur scène : « Maintenant, c’est ma maison, j’adore. Être sur scène pour pouvoir défendre mes chansons, c’est l’objectif final de celui qui écrit des chansons, pouvoir les partager à un public. (…) Voir les gens qui chantent nos chansons à deux mètres de vous, j’adore ça. » Il note la diversité du public, avec « pas mal de gens qui viennent tout seuls », ce qui crée des rencontres.

La rencontre avec Grand Corps Malade

Victorien raconte une anecdote marquante avec Grand Corps Malade, dont il est fan : « Je pensais qu’il m’invitait à chanter un de ses morceaux. Mais il m’a dit que le plus intéressant c’était que je joue l’une des miennes. Moi, je n’avais rien sorti à ce moment-là. J’avais juste ma pauvre guitare et quelques paroles. Je me retrouve à me dire qu’il faut que dans trois jours, je chante un morceau pas terminé dans une Aréna à Montpellier où il y aura 10 000 personnes. Il m’a offert cette opportunité incroyable ! »

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Un romantique sans illusions

Présenté comme « un romantique sans illusions », Victorien assume : « Je suis très romantique mais je ne suis jamais tombé amoureux. En fait, c’est un fantasme. Je fantasme un peu l’amour. Comme nous tous. (…) Mais à la fois, je sais que ça n’existe pas forcément. Donc je pense que le romantique sans illusions, c’est assez juste. »

Des rêves plein la tête

Victorien confie ses ambitions : « Je pense que c’est un peu le rêve de tout chanteur, c’est de faire un Olympia et de voir mon nom sur l’affiche. Je l’ai déjà eu en petit, parce que j’ai fait une première partie, mais de l’avoir en grand, sur l’Olympia, c’est ça mon rêve en ce moment. Et puis le Théâtre de la Mer. En terme de lieu, c’est le plus beau pour faire de la musique. »

Gérer les doutes

Dans le business musical, Victorien apprend à relativiser : « Penser que ma musique est la meilleure, c’est vraiment le pire scénario possible. (…) Donc je pense que d’avoir des doutes, c’est moteur dans ce métier. Après, le plus dur, c’est de relativiser et de réussir à avancer quand même. Et ça, c’est un gros travail que je fais en ce moment et de plus en plus, j’y arrive parce que je suis hyper bien entouré. »

Retour aux sources

Victorien n’exclut pas de revenir dans le bassin de Thau : « J’ai eu envie de me faire une petite cure de mal de dos (rires). J’ai appelé mon ancien patron (ostréiculteur à Vic-la-Gardiole) il y a quelques jours et je lui ai dit, “attends, tu n’as pas besoin de quelqu’un à Noël ? J’ai un peu de temps entre deux dates”. Donc, ce n’est pas exclu que j’y passe quelques jours pendant les fêtes ! »