Victor Wembanyama : que glissera-t-il dans sa valise cet été ?
Victor Wembanyama : que glissera-t-il dans sa valise cet été ?

Cet été, « le Nouvel Obs » s’est amusé à jouer les assistants personnels pour de « very important vacanciers ». Aujourd’hui, on remplit les bagages du basketteur français le plus célèbre de la NBA : Victor Wembanyama.

Une saison éreintante et des choix de vacances

La dernière fois que le monde entier a regardé Wemby, son équipe des San Antonio Spurs était éliminée en finale des play-offs NBA. Depuis, le basketteur a fait quelques apparitions à Paris pour la Fête de la musique et un défilé Louis Vuitton. L’année dernière, cet inlassable compétiteur avait passé une partie de l’été en Chine auprès de moines Shaolin afin de s’améliorer physiquement et mentalement. Où sa quête va-t-elle l’emmener cette fois ?

Un disque pour se détendre

Dans sa valise, on trouverait d’abord un disque : Destinée Supremacy, par Aya Nakamura (Nakamura Industrie). Outre son titre résumant la carrière à venir du champion hors norme, cette version augmentée du dernier album de la chanteuse semble avoir été écrite pour lui. Après une saison éreintante (88 matchs), le pivot pourra enfin se détendre avec les titres « Débrancher » et « No stress ». Cet hymne au « love » et à « l’affection » défend comme lui le pouvoir de l’empathie dans l’univers guerrier de la NBA. Si Aya se définit elle aussi comme une « alien » dans la chanson du même nom, une alliance entre les deux stars exigerait une certaine prudence, « Fais c’que tu veux, j’veux nos deux blazes sur la CB », clame en effet l’ultime boss lady.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un livre pour réfléchir

Ensuite, un livre : L’Étrange Défaite, par Marc Bloch, Folio, 336 p., 13,30 euros. À l’occasion de la récente panthéonisation de Marc Bloch, le basketteur français, attiré par les joutes tant sportives qu’intellectuelles, pourra tirer quelques leçons de son livre majeur. L’historien et résistant y fustige le haut commandement de l’armée française, en retard d’un conflit avec sa religion de l’armée défensive, vite dépassée par la guerre de vitesse des Allemands. Or, l’équipe des San Antonio Spurs, centrée autour de la défense de « Wemby », a sombré 4-1 face à une équipe des New York Knicks bien plus mobile et rapide. À quoi bon jouer autour de la ligne des trois points quand on mesure 2,24 mètres et qu’on peut attaquer le cercle ?

Un film pour s'évader

Enfin, un film : Disclosure Day, de Steven Spielberg, en salle. Plus de quarante ans après « E.T. », l’homme qui nous a appris à aimer les extraterrestres récidive. Désormais, le réalisateur américain affirme qu’ils vivent parmi nous, une information cachée par les autorités. Victor ne saurait lui donner tort. D’abord parce qu’il n’y a qu’un pas entre Roswell et le Texas ; ensuite parce que ses mensurations rappellent celles de la créature visible à la fin du film, mais ses prises de position – « Je refuse de porter le fardeau de cacher mes émotions » – le distinguent de ses contemporains. Wemby a décidé de vivre sa différence au grand jour.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale