Difficile de cantonner Vaslo à une unique discipline. Présent au festival «Barjac M’en Chante», l’artiste ne se contente pas de jouer de la guitare et d’interpréter ses chansons. Il dévoile également une partie plus intime de son travail : ses dessins, rassemblés dans l’exposition «À travers mon regard», installée au château de Barjac pour toute la durée de la manifestation.
Cette facette de sa création est née presque par hasard. «À la base, je suis vraiment auteur-compositeur-interprète. C’est mon métier», confie Vaslo. Le dessin, lui, a d’abord été une pratique personnelle, un exutoire qu’il ne destinait qu’à lui-même. «Je ne le destinais qu’à moi-même. C’était ma manière d’expulser. Je voyais mal le montrer aux autres.»
De l’intime à l’exposition publique
Tout a basculé lorsqu’une amie a découvert ses carnets et lui a proposé une première exposition. «Je me suis dit : ''ah oui, d’accord, c’est du sérieux''. Ça m’a donné une confiance que moi-même je n’arrivais pas à me donner.»
Pour apprivoiser cette nouvelle forme d’expression, Vaslo a choisi de la mêler à celle qu’il maîtrise depuis toujours : la musique. «Je l’ai très vite associée à ce que je sais faire de mieux : chanter. J’ai donc proposé un parcours musical en plus de l’exposition.» C’est ainsi que ses deux passions se sont entremêlées.
Un dialogue permanent entre les arts
Chez lui, les deux arts se nourrissent constamment. Certains de ses dessins donnent naissance à des chansons, tandis que d’autres morceaux deviennent des illustrations, parfois même des films d’animation. «Ça va puiser dans l’un et dans l’autre», résume-t-il. Cette perméabilité traverse toute son œuvre.
«J’aime la simplicité dans le trait. Généralement, on peut dire beaucoup de choses avec peu», explique l’artiste. Une philosophie qu’il applique aussi bien au dessin qu’à l’écriture de ses chansons, où les mots sont choisis avec la même économie de moyens.
L’animation, une nouvelle corde à son arc
Depuis deux ans, Vaslo s’est également lancé dans l’animation, une discipline qui le fascine autant qu’elle l’impressionne. «C’est un travail qui demande un temps infini pour un résultat très immédiat. Trois secondes d’image représentent déjà énormément de travail.»
Les visiteurs du festival peuvent retrouver Vaslo chaque jour auprès de son exposition pour échanger avec lui. Il n’y propose pas de prestation musicale, mais l’occasion est idéale pour découvrir un univers où musique, dessin et animation se répondent sans jamais se concurrencer.
Son nouvel album, très attendu, sortira le 9 octobre prochain. Une date qui marquera une nouvelle étape dans une carrière déjà riche en croisements artistiques.



