Vanessa Paradis au Zénith : retour triomphal avec Étienne Daho en invité
Vanessa Paradis : retour triomphal au Zénith avec Daho

Vanessa Paradis au Zénith de Paris : un retour triomphal

La salle parisienne affichait complet ce jeudi 21 mai pour le premier des deux concerts marquant le retour de la chanteuse sur scène. Elle a livré un concert mêlant classiques et nouveautés devant un public conquis.

Show maîtrisé, salle en feu... Après huit ans d'absence, c'est un retour triomphal pour Vanessa Paradis au Zénith de Paris (XIXe).

Une foule en liesse pour un retour attendu

La file d'attente est longue à 20 heures passées. Les 6 800 personnes qui assistent au premier des deux concerts prennent place tardivement dans une salle pleine à craquer. Plus une place de libre, tout l'espace est rempli par un public excité par le retour de la chanteuse. Elle défend « Le Retour des Beaux Jours », son dernier album élaboré avec Étienne Daho et Jean-Louis Piérot, titre qui semble prophétique au regard de la superbe météo de ce jeudi.

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Un concert éblouissant

À 21 heures, la lumière baisse, un rythme s'impose, un « Cœur ardent » par lequel elle entame son spectacle. Les effets quasi psychédéliques ne masquent pas l'arrivée de la chanteuse. Le groupe, quatre hommes et trois femmes, apparaît dans un halo orange, et se resserre autour de la diva.

« Le Dernier Rendez-Vous » démarre dans un esprit très soul, comme une revue Motown des années 1960. Cela faisait huit ans que Vanessa Paradis était absente et la revoilà, en pleine forme.

« Bonsoir ! Comme vous êtes beaux, nous sommes là pour espérer et fêter le retour des beaux jours », envoie-t-elle devant une foule en liesse.

Elle brille de tous ses sequins alors que débute « Trésor », extrait du dernier album, qui propose une ambiance très électro teintée de cuivres. Puis déboule « Marilyn et John », un de ses premiers succès en 1987, « Un sourire puis un soupir »… Tout le monde fredonne cette chanson « ni triste ni gaie », cette « histoire d'une étoile et d'un lion » qui la lança à l'époque, avec un certain taxi.

L'engouement monte progressivement alors que se déclare le premier feu : « Divine Idylle », hit en puissance composé avec M en 2007 réarrangé façon rock puissant. « Si vous voulez chanter avec nous, je vous en supplie faites-le » lance l'interprète à un Zénith qui reprend en chœur tout son refrain dans une grande communion.

Des moments d'émotion et de partage

Interlude calme, « Les initiales des anges », plus apaisé, rend hommage sur un groove assez irrésistible à Los Angeles où la chanteuse habita un temps. Des images de la ville apparaissent tandis qu'elle ne devient qu'une ombre sur l'estrade. Suivent « Ces Mots Simples » que sont « Je t'aime », extrait de son précédent disque « Les Sources » avant que « Sunday Monday » marque le retour à la formule soul pop agrémentée d'un solo de trombone. Un public désormais emballé agite les bras en l'air au rythme de Vanessa.

Puis Jean-Louis Piérot, aux claviers, se lève et empoigne une guitare pour attaquer « Commando », un titre issu de « Bliss » sorti en 2001. « Common Commando ! » harangue la star pendant que les décibels montent et qu'un solo survolté termine d'enflammer un Zénith déjà bien chaud. Une toile se tend, des chœurs éthérés s'élèvent alors que s'annonce « Élégie », chanson du dernier album qui aborde la perte de son père, « premier homme de sa vie ». Les lampes torches s'allument : c'est la piste aux étoiles.

« Pourtant », classique aux accords fantomatiques que le public reprend en chœur prend le relais. L'ambiance se fait rosée tandis que la chanteuse se frotte à une salle en feu. « Vous êtes bien là ? Moi aussi, j'aime beaucoup vous voir » s'amuse-t-elle avant de lancer « Dès que j'te vois », autre morceau élaboré avec M en 2007 qui retrouve ses racines rock sur scène.

Un invité surprise : Étienne Daho

Soudain, un invité surprise sur « Mi Amor » : « Mesdames et messieurs Étienne Daho ! » Lui aussi tout en cuir et sequins, classe et surprenant, qui « restera Étienne » pour elle jusqu'au bout. Le plaisir est palpable chez le dandy rennais, qui a co-élaboré le dernier disque de la chanteuse. Ils se prennent dans les bras avant qu'il ne disparaisse comme il est venu : élégamment.

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Mais le spectacle continue avec « Dis Lui Toi Que Je T'Aime » et « Tandem », deux textes de Serge Gainsbourg et deux hits avant d'achever le concert avec un « Bouquet Final » plus récent mais ultra-chaloupé. « Les fleurs ne trichent pas » et elle non plus…

Un rappel en beauté

Mais le public en veut plus et elle lui offre un rappel très anglais avec « Natural High », sensuel et ouaté, suivi de « Be My Baby », bombe pop signée Lenny Kravitz. Elle est revenue dans une nouvelle tenue, une robe rouge ornée de sequins, toujours. Tout brille et brillera.

Vanessa Paradis s'installe au piano pour finalement conclure avec « I'm Alive » qui s'achève en une explosion de petites étoiles. On est bien vivant et elle aussi. L'écran noir affiche après ça « Vanessa Paradis : Le Retour des Beaux Jours ». En effet, le temps devrait se maintenir, au moins jusqu'à demain. Un show maîtrisé d'une chanteuse qui va de l'avant sans renier son passé, une salle en feu. C'est un retour triomphal : chapeau l'artiste !