Val-d'Oise : un artisan victime de deux vols de matériel en sept mois
Val-d'Oise : deux vols de matériel en sept mois pour un artisan

André Da Silva, gérant de l'entreprise de menuiserie L'Atelier du Portugal basée à Pierrelaye (Val-d'Oise), est profondément abattu. Le 19 mai 2026, alors qu'il travaillait pour le compte du magasin Leroy Merlin de Montigny-lès-Cormeilles, sa camionnette stationnée sur le parking a été forcée et du matériel dérobé. C'est le second vol en sept mois pour son entreprise.

Un sentiment d'impuissance face aux vols à répétition

« On se lève le matin pour venir bosser et il y a des petits cons qui nous piquent tout notre matériel », s'agace André Da Silva dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Il implore l'État et le président de la République de trouver une solution face à ces vols qui touchent de nombreux professionnels.

En octobre précédent, un camion avait été volé devant ses bureaux. Les images de vidéosurveillance montrent deux malfaiteurs arriver en voiture, l'un d'eux monte dans le véhicule et démarre en quelques minutes. « La police m'a expliqué qu'ils font du repérage », confie-t-il. Malgré la géolocalisation, les voleurs utilisent des brouilleurs pour brouiller les pistes.

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Un préjudice financier lourd

Pour le premier vol, André Da Silva a déclaré 5 500 euros de préjudice, sans compter le véhicule. L'assurance ne lui a remboursé que 1 900 euros. « La perte pour nous est énorme », déplore-t-il, ajoutant avoir arrêté de payer le leasing le mois précédent.

Le second vol est moins important, mais il a perdu une visseuse, une caisse à outils et une scie sauteuse. « Les gars avaient leur matériel à l'intérieur du magasin », note-t-il.

Des solutions de sécurité insuffisantes

Son précédent véhicule était équipé d'un verrou supplémentaire sur la porte arrière, mais il n'a pas eu le temps de l'installer sur le nouveau, étant débordé. Il souligne que les voleurs contournent facilement ces obstacles : « Ils cassent un carreau et passent par la trappe derrière les sièges. Il faut que les constructeurs s'y mettent. »

Sa vidéo a suscité de nombreuses réactions d'artisans confrontés aux mêmes problèmes. « J'ai eu le même tour que vous, 2 800 euros de matériels volés », témoigne un autre professionnel. « Ce n'est pas normal que ce soit si facile à ouvrir, les constructeurs doivent trouver un système plus sûr. »

Un phénomène national

Les témoignages viennent de toute la France. Un entrepreneur de Mulhouse rapporte « trois camionnettes braquées en deux semaines ». En octobre dernier, un chauffagiste de l'Oise avait perdu 35 000 euros de matériel, remboursé seulement 8 000 euros. Un plombier du Vexin, victime de vol, confie : « Depuis cette histoire, l'appréhension est toujours là. J'ai renforcé la sécurité de mon fourgon mais, même pour cinq minutes, je préfère le rentrer dans ma cour. »

André Da Silva espère que son témoignage alertera les pouvoirs publics et les constructeurs automobiles sur la nécessité d'améliorer la sécurité des véhicules professionnels.

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