The Storm sur Netflix : une soirée qui tourne au règlement de comptes
The Storm : une soirée qui tourne au règlement de comptes

Dans le film The Storm, diffusé sur Netflix, une soirée d'anniversaire dans un chalet de luxe isolé en Suède vire au cauchemar. Une tempête de neige bloque les invités, les langues se délient et les vacheries s'enchaînent. En 1h40, cette comédie noire explore les tensions sociales et conjugales avec un humour mordant.

Une soirée qui dégénère

Il aura suffi de quelques coupes de champagne, de verres de vin et d'une dose de champignons hallucinogènes pour que la situation dégénère. Autour de la table, une douzaine de convives, maris et femmes, couples homos ou hétéros, à qui la vie a jusqu'alors souri. Ils espéraient passer une soirée de rêve, elle vire au cauchemar.

Les hôtes, Filip et Caroline, espèrent que leurs riches amis investiront dans leur projet d'hôtel. Oskar, avec ses pompes Gucci, et son épouse Kina voient leur mariage mis à l'épreuve. Nicholas, qui ne voulait pas venir, est accompagné de son compagnon Jacob. Ninni, la petite amie arrogante de Henrick, lui tient constamment tête. Un chauffeur de taxi, bloqué par la neige, est invité à passer la nuit. Petter, le jeune chef de cuisine haut perché, et son assistante Siri complètent le tableau.

La chute des apparences

Tous les personnages dansent sur un volcan. Derrière les apparences trompeuses et le mirage de la réussite sociale, une vérité les rattrape. « Les gens commencent à dire des choses qu'ils regrettent, on rentre », lance Jacob avant le dessert, tant la parole libérée provoque des clashs aux conséquences désastreuses.

La scénariste et réalisatrice suédoise Josephine Bornebush signe un récit qui flirte avec le drame le plus noir à mesure que la tempête se renforce. Mais cette mise en abîme de la société de la gagne, des relations amoureuses et du culte des apparences rebondit constamment vers le rire.

Un rythme soutenu et humain

Le film monte en intensité, parfois trop loin dans ses délires, mais reste sous contrôle. Son rythme ne faiblit jamais. À l'arrivée, 1h40 de folie dévastatrice, mais aussi pleine d'humanité à travers des personnages auxquels on s'attache rapidement. Peut-être parce que l'on se retrouve en certains d'entre eux, et qu'ils offrent une vraie leçon de vie.