Légende vivante – et fringante – du garage rock, le groupe new-yorkais The Fleshtones sera en concert ce jeudi 18 septembre au Rockstore, à Montpellier. Une semaine jour pour jour après Meatbodies, le Rockstore frappe une nouvelle fois très fort en accueillant jeudi, The Fleshtones !
Un groupe né dans le Queens en 1976
Formé en 1976 par quatre gosses d'immigrés polonais du quartier du Queens, le groupe met alors l'énergie propre à la jeunesse de la Grosse pomme de l'époque, au service du son et de l'esprit de leur période favorite : le milieu des années 60. Ainsi, puise-t-il aussi bien dans le garage rock des Sonics, que le rhythm'n'blues des Rolling Stones et le psychédélisme des Yardbirds, mais aussi la musique instrumentale des Shadows et la soul de Sam Cooke ; pourvu dans tous les cas que son inspiration possède le "beat", sa saine obsession.
Une réputation de bêtes de scène
Les gars ont du goût, du talent et, très vite, une super réputation de bêtes de scène, notamment au CBGB's et au Max's Kansas City. Ils vont inspirer toute une génération à renouer avec la simplicité, la spontanéité, l'enthousiasme et l'indépendance dans l'approche du rock à un moment où celui commence à s'abîmer dans la maturité, la sophistication ou le calcul. Un groupe comme R.E.M. ne manquera jamais de dire ce que sa démarche indépendante doit aux Fleshtones (et son guitariste Peter Buck les soutiendra plus d'une fois). Sauf que leur garage rock, pour être jouissif et exubérant, n'en est pas moins par essence passéiste, aussi ne tarde-t-il pas à sonner obsolète aux oreilles des années 80 accros à la nouveauté scintillante.
Aucune panne d'inspiration
La gloire fuit les Fleshtones mais pas l'inspiration, ni la motivation, ni enfin un nombre suffisamment large d'amateurs de leur "super rock", comme ils définissent leur son, pour continuer ! Composé depuis les années 90 des fondateurs Peter Zaremba (chant, orgue) et Keith Streng (guitare), et de Bill Milhizer (batterie) et Ken Fox (basse), le groupe publie régulièrement des albums éclatants. Il n'est pas question pour eux de réinventer la roue, mais de lui donner un style commak ! Marqués par l'influence des séries-B chères aux drive-in de jadis, leurs deux derniers albums studio Face of the screaming werewolf (2020) et It's getting late (…and more songs about werewolves) (2024) témoignent d'un groupe au top de sa forme et en canne artistique. Bref, d'une légende mieux que vivante : fringante. On y fonce !



