Millau Jazz Festival 2026 : Une 35e édition audacieuse dédiée aux hybridations musicales
Pour sa trente-cinquième édition qui se tiendra du 12 au 18 juillet 2026, le Millau Jazz Festival affiche une ambition claire : célébrer les musiques hybrides, métissées et débridées. L'association Millau en jazz, organisatrice de l'événement depuis trente-cinq ans, défend une vision du jazz ouverte, généreuse et audacieuse, capable de rassembler bien au-delà des cercles d'initiés.
Une programmation résolument contemporaine et éclectique
Le festival mise systématiquement sur des projets artistiques à la fois hybrides et débridés, avec une sélection de têtes d'affiche qui promettent de marquer les esprits. Les concerts se dérouleront principalement dans les magnifiques jardins du château de Sambucy, offrant un cadre exceptionnel pour cette exploration musicale.
Le 15 juillet, les festivités débuteront véritablement avec Pulciperla, un projet mash-up né de la rencontre entre le quartet toulousain Pulcinella et le trio de chanteuses-percussionnistes colombiennes La Perla. Ce septet produit un cocktail ultra-euphorisant de grooves de transes sud-américains.
Des découvertes musicales majeures
Le 16 juillet, le jeune quartet parisien AMG présentera son mix unique de spiritual jazz, free jazz et hard bop, s'inspirant de la théorie musicale « autophysiopsychic music gate » du saxophoniste Yusef Lateef. La même soirée accueillera le James Brandon Lewis Quartet, qui insuffle à l'héritage des grands noms du jazz quelque chose d'urbain et de contemporain.
Le 17 juillet marquera un changement d'horizon avec Lea Maria Fries, chanteuse suisse-allemande dont le style navigue entre jazz vocal, indie rock et pop expérimentale. Dans la foulée, le public découvrira Living Being, le quintet français conduit par l'accordéoniste Vincent Peirani et réunissant Émile Parisien, Tony Paeleman, Julien Herné et Yoann Serra pour une exploration syncrétique de la musique actuelle.
Une clôture en apothéose
Pour le dernier soir, le dialogue entre le pianiste brésilien Leonardo Montana et le batteur guadeloupéen Arnaud Dolmen (projet LéNo) réchauffera les cœurs par sa générosité et son alacrité. La clôture sera assurée par le collectif parisien Arat Kilo, renforcé par la chanteuse malienne Mamani Keita et le rappeur américain Mike Ladd. Depuis 2009, ce groupe se fait le chantre de l'ethiojazz, version éthiopienne du jazz psychédélique teinté de funk électrique.
Cette 35e édition du Millau Jazz Festival s'annonce comme un véritable voyage musical, où chaque performance promet de déplacer, remuer et bouger positivement les festivaliers. Les amateurs de jazz et de découvertes musicales trouveront dans cette programmation une source inépuisable d'émerveillement et de surprises artistiques.



